Généreuse et dévouée, Michèle Garde a su réinventer le Festival d’Évian et en faire un des rendez-vous incontournables du calendrier. Carrière exemplaire et passion intacte, elle partage avec nous sa vision du métier.
Son, parcours
Michèle Garde a 15 ans quand elle se lance dans la coiffure. Après une longue expérience dans un salon lyonnais, elle déménage en Haute-Savoie. À la suite de la naissance de sa fille, elle fait une pause avant d’ouvrir deux adresses dans son département d’adoption, l’une à Reignier, l’autre à Gaillard, près de la frontière suisse. En découvrant les entraînements artistiques de la Fédération de la Coiffure, elle met le doigt dans l’engrenage. À tel point qu’en 2001 elle est nommée présidente. Parmi ses objectifs, celui de faire renaître le Festival d’Evian, lancé en 1952. Pari tenu ! Encouragée par la ville et des partenaires comme L’Oréal Professionnel ou Eugène Perma, elle le réinvente pour en faire une pépinière de talents. C’est ici que fut découvert, par exemple, Jérôme Guézou, venu assister Bruno Estatoff. Son événement devient l’un des 5 grands rendez-vous de la profession.
Dans les annales, le show de Jean-Marie Contreras, Jardins Secrets, avec le concours du styliste Bruno Guiot, reste l’un de ses plus beaux souvenirs. Dans un univers feutré et intimiste, lié aux dimensions du Palais des festivités, écoles, figures de la profession et ambassadeurs de marques répondent présents. L’an dernier, Raphaël Perrier faisait partie des têtes d’affiche. Pourtant, le Festival
d’Evian connaît des difficultés. Pas d’édition prévue en 2019. Toutefois, Michèle Garde entend combler ce vide avec une nouvelle manifestation, peut-être à Annecy, plus facile d’accès. Son but ? Valoriser les coiffeurs, particulièrement la jeunesse, et donner du plaisir aux autres.
Sa vision du métier
« Les coiffeurs se sont tiré une balle dans le pied en créant des looks coiffés-décoiffés. Les clientes n’ont plus besoin de venir régulièrement au salon. Autrefois, notre métier était de faire des coiffures que les clientes ne pouvaient pas reproduire chez elles. Employées de banques comme ouvrières prenaient rendez-vous chaque semaine. Le brushing a aujourd’hui quasiment disparu, on sèche du bout des doigts. La tendance n’est pas compatible avec la réussite des salons. »
Ses conseils aux jeunes
« Arrêtez de dire que la coiffure est un métier pénible.
C’est faux et les conditions se sont nettement améliorées. Quand j’ai commencé, nous travaillions de 6h à 22h30… Et debout ! Il faut aimer ce métier et être passionné pour le faire correctement. Aller au travail avec plaisir et accepter d’être dirigé. Il est essentiel d’apprendre les bases. Enfin, n’oubliez pas l’hygiène, primordiale dans ce métier. »
Les dates de sa vie
1963 Apprentissage à Lyon
1990 Ouverture du premier salon à Reignier
2001 Nomination à la présidence de la Fédération de la Coiffure de la Haute-Savoie.
2003 Organisation de sa première édition du Festival de la Coiffure Évian
Biblond, pour les coiffeurs !








