Clients stressés : comment gérer la question de la chute des cheveux ?

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Le stress a un impact sur les cheveux. Avec la crise de la Covid-19, nombreux sont ceux qui souffrent d’une chute capillaire à retardement. Biblond vous aide à gérer cette situation délicate avec vos clients.

Voilà près d’un an que le coronavirus est entré dans nos vies. Parmi les nombreuses conséquences de la crise sanitaire que l’on découvre un peu chaque jour, l’anxiété a aussi des répercutions sur nos cheveux. Résultats ? La chute est inévitable, survenant bien souvent trois mois après l’événement stressant. La professeure de médecine de l’université de l’Indiana, Natalie Lambert a lancé une grande étude sur le groupe Facebook Survivor Corps, dédié aux rescapés de la Covid-19, (sources : pourquoidocteur.fr).



Parmi les 1500 réponses qui lui ont permis d’identifier 98 symptômes à long terme auprès de ceux qui ont été atteints par la Covid-19, 400 d’entre elles rapportent une perte de cheveux. Certains confient même les perdre par poignées ! Comment expliquer cet effet bombe à retardement ? Selon le site du Journal de Montréal, cette mise en repos brutale du cheveu serait un réflexe naturel. Quand il subit un choc physique ou psychologique, le corps conserve son énergie pour combattre le stress. Les cheveux n’étant pas primordiaux pour la santé, il les met en phase de repos. Ils tombent ensuite entre 90 et 100 jours après. Mais pas de panique ! Cette chute ne durera que 2 à 3 semaines et elle ne sera pas totale. 

« Rassurer en relativisant »

Toutefois, les méfaits sur le moral et la confiance en soi sont bien là. Coiffeurs, vous avez un rôle à jouer auprès des vos clientes et clients. Gianni Coppa, formateur, coiffeur et fondateur du salon R Factory à Paris nous livre ses conseils. « La première chose est de les rassurer en relativisant. Perdre ses cheveux est normal, notamment lors des changements de saison. Il n’est pas question de rajouter du stress, cela ne ferait qu’amplifier le phénomène. Puis notre rôle en tant qu’expert est d’apporter des solutions. Par exemple, au salon, nous leur apprenons à faire de l’automassage par pression pour stimuler la circulation du sang, une ou deux fois par jour pendant 1 minute. Puis, nous orientons les clients vers un complément alimentaire vendu en parapharmacie, du sirop de silicium à prendre en cure de 2 à 3 mois. C’est très efficace. Enfin, nous réadaptons la routine capillaire en préconisant des produits moins cosmétiques, plus naturels qui laissent moins de dépôt sur la fibre capillaire et le cuir chevelu. Ce dépôt a tendance à diminuer la force du cheveu. »

Et si les clients n’évoquent pas le sujet d’eux-mêmes ? « Il n’est pas question de poser la question frontalement. Le rendez-vous doit rester un moment de bien-être. Pour aborder ce sujet sensible, nous commençons par une consultation avec une question ouverte. “Comment trouvez-vous vos cheveux ?” La plupart du temps, s’il y a une chute, elle est confiée à ce moment-là. La parole se libère. L’idée est d’accompagner le client et pas de lui apporter du stress supplémentaire ! »



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