Christophe Robin : ne pas faire des produits pour faire des produits

Taille du texte: A A A

Il a commencé il y a plus de dix ans. Et contrairement à certains de ses collègues, c’est la demande qui a créé l’offre et non l’inverse. « L’idée est venue tout au début, dès mon premier salon. Je coiffais beaucoup de top models et je me devais de répondre à leurs besoins de couleurs qui changeaient en permanence. »

 

Des produits pour cheveux secs existaient, certes, mais rien n’était encore prévu pour les cheveux colorés. « Je travaillais avec John Frieda, à qui j’ai demandé des formules spéciales, sans sulfate, car il me paraissait insensé de shampooiner les cheveux colorés avec ce genre de produits. C’était comme laver un cashmere avec du détergent. »

C’est ainsi qu’est né le masque lavant, une crème au citron, il y a plus de onze ans. Depuis, quinze ou seize références ont vu le jour, et dernièrement, le soin nuanceur de couleur Blond doré. « Je ne fais pas des produits pour faire des produits, explique-t-il, la concurrence est telle que la formule doit être bonne. »

On retrouve ainsi, dans les pots proposés par Christophe Robin, 4 à 12 % de principes actifs, ce qui justifie aussi le prix de ces produits, légèrement plus chers que la moyenne. « Mes produits sont testés sur la clientèle la plus exigeante, tous les coiffeurs vous diront que leurs produits sont les meilleurs du monde, mais chez moi il n’y a pas que l’emballage qui compte, les formules sont efficaces. »

 

Christophe Robin met également en garde les coiffeurs qui seraient tentés par l’aventure du merchandising sans y avoir vraiment réfléchi, et dont le nom serait ainsi associé à de mauvais jus. « Je vois pas mal de confrères dont les marques sont retombées comme des soufflets, car ils ont fait des produits pour faire des produits, il faut au contraire une vraie organisation pour que cela fonctionne. »

Catégories: Actualités