Ma vie en salon avec Aline Tacite : la bienveillance au service de la beauté des femmes

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Parcours hors norme pour Aline Tacite qui a d’abord été assistante de direction trilingue dans un cabinet d’avocats avant de créer à Paris en 2004, avec sa sœur Marina, le salon Boucles d’Ébène dédié aux  cheveux texturés. En 2007, elle part vivre en Grande-Bretagne où elle se forme aux cheveux naturels et aux looks. Elle y sera manager d’un salon pendant six mois avant de rentrer en France passer son CAP puis son BP. Elle ouvre dans la foulée son premier salon à Bagneux. Passionnée par les cheveux texturés, Aline, qui propose désormais en partenariat avec Pivot Point des formations sur les boucles et les cheveux naturels, nous raconte les moments marquants de sa vie en salon.

REDONNER CONFIANCE À SA CLIENTE

Aline exerçait dans son salon de Bagneux quand une cliente franchit les portes, flanquée d’une amie, pour se faire coiffer.

« L’amie de ma cliente avait la peau très noire et de magnifiques cheveux crépus », raconte Aline qui, pendant sa prestation, saisit une conversation entre les deux jeunes filles. « Je me trouve tellement moche avec mes cheveux crépus et ma peau noire », se désolait l’amie de sa cliente. « Je me suis permis de lui dire que je n’étais pas de son avis et que j’aimerais sublimer sa chevelure », explique Aline. Surprise, l’amie accepte… « J’ai libéré ses cheveux qui avaient été très longtemps enfermés sous une perruque et je leur ai fait un soin profond », se souvient Aline.

Une libération pour la cliente qui assume désormais totalement sa chevelure et est même devenue une des égéries du salon. « Elle s’est réconciliée avec son image. C’est une véritable transformation psychologique et physique grâce à la bienveillance et à la gentillesse. Cela fait partie de l’ADN de Boucles d’Ébène. »



UNE COUPE POUR L’AMOUR

Faire 850 kilomètres pour rencontrer sa nouvelle coiffeuse, c’est rare ! Et pourtant, c’est après avoir vu un reportage télévisé sur Aline qu’une jeune femme a décidé de venir se faire coiffer à Bagneux alors qu’elle habitait le Sud de la France. « Je me suis reconnue dans vos propos. J’ai souffert à cause de mes cheveux car, jusqu’à présent, personne ne les a compris. » Aline a donc réalisé une coupe sur cheveux secs, avant d’appliquer un soin profond pour révéler les boucles.

« Avec cette nouvelle coupe, je vais trouver l’homme de ma vie ! », a affirmé sa cliente, très heureuse de son changement capillaire. « Quelques mois plus tard, j’ai reçu un texto qui me disait qu’elle avait trouvé l’amour grâce à ma coupe », s’amuse Aline.

STOPPER LES PRÉJUGÉS

Une cliente arrive un jour au salon d’Aline et voyant que plusieurs femmes métisses ou noires sont en train de se faire coiffer, elle demande à la cantonade : « Vous ne faites pas les cheveux normaux dans ce salon ? »

Sans se départir de sa bienveillance habituelle, Aline lui explique que les cheveux frisés, bouclés ou crépus sont des cheveux comme les autres. Et devant la mine atterrée de la cliente, Aline lui demande de bien fermer la porte en sortant. L’histoire ne dit pas si ladite cliente a aujourd’hui compris que les cheveux texturés méritent eux aussi d’être chouchoutés par des professionnels. Pour les jeunes coiffeurs français, la question ne se pose plus aujourd’hui, pour le plus grand bonheur des femmes.