Alima Baz organise le premier Beauty Hair Show dans l’Est

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Gérante d’Alyso Coiffure et Beauté, ambassadrice Eugène Perma et Meilleur Ouvrier de France, Alima Baz expérimente un peu toutes les possibilités qu’offre la coiffure. Tête baissée dans son col tricolore, elle se lance sans cesse de nouveaux défis, avec envie et passion. Dernier en date ? Le 5 juin, elle organisait un événement dans sa région.

Résultats ?

Le Beauty Hair Show a attiré quelques 230 spectateurs à la Scène 28 à Lesménils en Meurthe-et-Moselle. Un joli score pour une première ! La vocation de ce rendez-vous qui devrait devenir annuel ? Revaloriser le métier de la coiffure auprès du grand public. Pour cela, les coiffeurs de la région se sont mobilisés sur scène. Parmi les têtes d’affiche ? Outre notre chère Alima Baz et son équipe, Pascale Caccaro (UNEC Meuse), Christophe et Sylvie Théophile (l’Excellence des Coiff), Thierry Haag (champion du monde) et ses juniors ou encore Vincent Moutault ont fait preuve de tout leur talent. La soirée s’est ensuite poursuivie par un cocktail dinatoire et une soirée dansante. Autre attrait de l’événement ? La moitié des fonds récoltés a été reversée aux réfugiés ukrainiens, invités à venir sur scène pour leur offrir un moment de douceur et de légèreté. Rencontre avec une hyperactive.

Biblond : Comment est venu l’idée d’organiser le Hair Beauty Show dans votre région ?

Alima Baz : Cela fait longtemps que je fais des plateaux. J’avais envie de créer un événement en local pour dynamiser notre région. Il y a des démarches, notamment avec Intercoiffure, mais on est dans une dynamique commerciale. Je voulais organiser quelque chose plus axé sur l’artistique. Un vrai show coiffure. Comme si on créé un mini Mondial. Nous n’avons pas les stars de Paris mais nous avons des talents à mettre en avant. L’idée a donc germé fin mars. A partir de là, j’ai choisi le lieu, la salle de spectacle que mon frère a installée dans une ancienne discothèque. Puis on a tout organisé. La soirée, le cocktail. J’ai cherché les coiffeurs qui voulaient venir sur scène avec nous.



Biblond : Le show était autour d’un thème. Pourquoi avoir choisi Black Swan ?

Alima Baz : Je trouve que c’est inspirant. Ça m’évoque le yin et le yang, le côté dark, obscur et la vie, le futur. Chacun peut livrer sa propre interprétation. J’ai réussi à réunir assez de coiffeurs pour réaliser 6 plateaux. Chacun s’est exprimé comme il le souhaitait. Mon salon est passé en deuxième, il y a eu aussi les shows de Christophe et Sylvie Théophile, celui de Pascale Caccaro, D.A. de l’UNEC Meuse, Thierry Haag… Cette année, les Vosges n’ont pas répondu « présent » ! Peut-être l’année prochaine ? L’Alsace aussi nous rejoindra peut-être ? J’ai envie de développer cela au Grand Est.

Biblond : Quel bilan tirez-vous de cette première édition ?

Alima Baz : Nous avons tout de même fait 230 entrées et j’ai eu de très bons retours. Je réalise que ce genre d’événements permet de créer du lien avec le public. D’ouvrir l’esprit des clients qui parfois un regard caricatural sur la coiffure. Notre métier est trop sous-estimé. Il est important de le revaloriser comme on le fait pour la haute couture. Dévoiler une partie plus artistique de la coiffure permet de susciter l’envie et de trouver des adhérents. Grâce au Beauty Hair Show, le public a découvert une autre facette du métier. Pari gagné, donc !

Biblond : il y avait aussi tout un pan social avec la présence des Ukrainiens…

Alima Baz : Tout à fait ! Sur les 30 euros que coutait l’entrée, 15 étaient reversés pour les Ukrainiens. On les a fait venir sur scène, histoire de leur mettre un peu de baume au cœur le temps d’un instant. Les enfants ont reçu des ballons, des bonbons et des tubes de bulles de savons. C’était beau de les voir un peu oublier leurs soucis. Il y avait un message de paix. C’était très émouvant.

Biblond : Pensez-vous à une prochaine édition ?

Alima Baz : Oui bien sûr ! C’était un coup d’essai. Le but est de pérenniser l’événement dans la région. De le faire grandir à l’aide de sponsors pour développer la qualité. J’ai plein d’idées en tête. Pourquoi pas lancer des concours pour mettre en avant nos jeunes ? Créer un salon comme il y en a à Nantes ou à Lyon…. Tout est à inventer et toute idée est bonne à prendre ! Pendant deux ans, avec la crise sanitaire, il n’y a rien eu. Il faut qu’on se bouge. Les gens se sont habitués à ne rien faire, ne pas s’habiller, s’occuper de leur jardin. Nous sommes dans une période charnière, il faut prendre le tournant pour leur donner envie de sortir ! Je tiens à remercier aujourd’hui Eugène Perma et L’Excellence des Coiff qui m’ont accompagnée sur cette première édition. Pour la prochaine, je vous l’annonce déjà : rendez-vous en avril 2023 !



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