Au Début de septembre, les entreprises de coiffure enregistraient une baisse moyenne de 20 % de leur chiffre d’affaires. Pour répondre aux attentes d’une profession affaiblie et fragilisée, l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) a proposé aux pouvoirs publics un plan de relance pour la coiffure. Christophe Doré, président de l’Unec, nous présente les cinq revendications clés de ce plan de relance validé en Conseil exécutif de l’Unec.

# 01 – UN TAUX DE TVA RÉDUIT
La première revendication de l’Unec est que les professionnels de la coiffure bénéficient d’un taux de TVA réduit à 10 % comme c’est déjà le cas pour ceux du bâtiment. « Nous avons lancé une pétition en ligne car nous voulons que les coiffeurs nous soutiennent dans notre lobbying. Cette baisse de la TVA permettra de contenter nos 95 000 collaborateurs qui sont
en attente d’un pouvoir d’achat, mais aussi d’améliorer la marge des chefs d’entreprise. Pour l’instant, le gouvernement ne semble pas prêt à nous entendre. Mais nous allons continuer à nous mobiliser pour une baisse de la TVA, car la baisse des charges annoncées par le gouvernement n’est pas du tout à la hauteur des attentes des entreprises artisanales, elle ne compense même pas ce que nous avions obtenu avec le Cice ! »
# 02 – DES AIDES FINANCIÈRES POUR SE PROTÉGER
« Les entreprises de coiffure sont déjà fragilisées, il va donc être impossible pour elles de supporter ou de faire supporter à leurs clients les surcoûts occasionnés par l’acquisition des équipements nécessaires à la pratique sécurisée de leur métier », constate Christophe Doré. L’Unec demande donc des aides financières pour les entreprises de coiffure.
# 03 – DÉFISCALISATION DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES
Avec la crise sanitaire et les mesures de protection qui y sont associées, de nombreux salons ont élargi leurs horaires pour pouvoir accueillir leur clientèle. « Nous demandons donc aux pouvoirs publics une défiscalisation des heures supplémentaires sous forme d’une exonération des charges patronales jusqu’à la fin de l’année », revendique Christophe Doré.

# 04 – PLUS DE TEMPS POUR REMBOURSER LES PGE
Les entreprises de coiffure sont très nombreuses à avoir sollicité un Prêt garanti par l’État (PGE) pour renflouer leur trésorerie fragilisée. « Le gouvernement a indiqué qu’il faudra rembourser les PGE sur cinq ans. Ce délai nous semble trop court pour que les entreprises de coiffure sortent la tête de l’eau. Nous demandons donc à l’État un allongement de la durée de remboursement à sept ans », détaille Christophe Doré.
# 05 – ABROGATION DU QUOTA D’APPRENTIS
À l’heure de la rentrée, le président de l’Unec est plutôt satisfait concernant l’apprentissage en coiffure. « Les retours sont bons dans la plupart des régions et les chefs d’entreprise ont continué à s’engager pour la formation d’apprentis. Et nous n’assistons pas à une faillite de recrutements malgré la Covid », se félicite-t-il. Il n’empêche, l’Unec continue de se mobiliser pour que le gouvernement mette en place un quota d’apprentis dans la profession. « Nous militons pour l’abrogation de l’arrêté sur le quota d’apprentis dans les salons car il freine le développement de l’activité des entreprises. »
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