Business : pour une équipe soudée

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La crise liée au coronavirus et la chute de l’activité économique risquent, selon l’OFCE, d’être sans précédent depuis l’après-guerre. Parmi les soutiens  utiles, les collaborateurs, bien sûr ! Trois dirigeants nous ont confié leur point de vue et leurs actions pour une équipe unie et solidaire.

 

 

4 IDÉES POUR SOUDER VOS COLLABORATEURS

– Faire des propositions qui créent un consensus : demander aux collaborateurs ce qu’ils en pensent, tout en suggérant des compromis, sur la base du gagnant/gagnant. Trouver des solutions alternatives reste une excellente façon de doper la créativité de l’équipe.



– Être transparent sur les chiffres et divulguer l’information à tout le monde lors d’une réunion. Exiger un temps d’attention de toute l’équipe.

– Se présenter comme un allié, sans tenter de faire preuve d’ego. Être ferme et doux à la fois. User du « je » pour vous affirmer, tout en suggérant à chaque fois une concrétion.

– Multiplier les réunions conviviales au salon, fêter les événements heureux. Recevoir tous les trois mois chaque salarié, afin d’écouter ses attentes et ses besoins. Ajuster votre discours pour être certain de trouver une oreille attentive.

SARAH GUIMOND
ASSOCIÉE À CYRIL BAZIN, RESPONSABLE COMMUNICATION ET MARKETING DE HUIT SALONS SUR NANTES ET SA RÉGION

 

 

« Confrontés au confinement, collaborateurs et managers ont développé une grande solidarité. Une démarche spontanée qui a fait chaud au coeur. Beaucoup de collaborateurs ont tout de suite proposé de travailler davantage, certains sont revenus vers moi pour modifier leurs horaires afin d’aider les collaborateurs, parents en difficultés avec leurs enfants. D’autres étaient prêts à annuler leurs vacances si besoin. Cette crise a été difficile à vivre, mais, avec Cyril, on a toujours voulu voir le verre à moitié plein. Une vision de la vie qui donne de bonnes énergies. Notre équipe, c’est comme notre deuxième famille. Nous avons besoin d’eux et tenons à eux. Chacun a une place essentielle dans la réussite de l’entreprise. Nous avons organisé des points réguliers avec les managers. Nous avons aussi depuis longtemps des groupes de communication dans chaque salon afin d’être toujours en contact. Cela permet d’ouvrir des discussions plus facilement, d’initier des projets, des responsabilités dans une relation de confiance. »

DENIS DO AMARAL
À LA TÊTE DE LOFT BY DENIS, TROIS SALONS SUR PARIS ET UN À LEVALLOIS-PERRET

 

 

« Ma boîte ne vaut rien sans mes collaborateurs ! Il est bon de mettre en avant les équipes et de leur montrer que j’ai confiance en eux. Pendant le confinement, nous avons beaucoup échangé sur les deux comptes WhatsApp – managers/collaborateurs – afin de garder le lien. Des idées et des actions sont sorties de terre pour l’après-reprise. Modifier les responsabilités de chacun est une bonne chose. Ils ne doivent surtout pas être cantonnés à un rôle restrictif de coiffeur. Car la routine gangrène et ronge le moral des troupes. Et, par lassitude, on obtient une équipe désunie, qui commence à couper de la même façon, à colorer et à coiffer sans réfléchir. Donc, je n’omets pas de cultiver un certain savoir être qui rompt à coup sûr avec la monotonie. Je montre toute ma ferveur dans les salons. Quand on a le feu sacré, on est capable de déplacer des montagnes avec ses équipes. »

 

RACHEL KLEIN
À LA TÊTE DES SALONS MARY COIFFE LES HOMMES, À NANCY

 

 

« Je garde un principe fondamental à l’esprit : le manager ne doit jamais afficher de l’indifférence, et il doit redonner un sens à chaque geste. Certains réflexes simples suffisent à transformer la vie de l’équipe et à insuffler un esprit solidaire : respect, empathie, confiance et écoute. N’oubliez pas les encouragements et affranchissez-vous de la routine en introduisant des événements inhabituels dans la vie du salon. Une expérience fédératrice ? J’ai accueilli des apprentis coiffeurs étrangers. Le fait de changer de langue, de culture a conféré une dimension relationnelle plus grande au sein de l’équipe… Et une multiplication d’initiatives interactives créant de la proximité ! Très important aussi : bien penser à préciser ce que l’on attend de son équipe, en étant juste et équitable avec les mêmes objectifs. Mais attention à ne pas trop en faire et à rester dans son rôle de dirigeant. Et à ne pas s’immiscer dans la vie personnelle des collaborateurs qui ont besoin d’un interlocuteur décisionnaire, et non d’un énième collègue. Car pour instaurer un climat solidaire et de confiance, chaque détail compte. »