Chez les Stalter, la passion de la coiffure se transmet de père en fils. Dès l’âge de 6 ans, Benjamin a donc voulu devenir coiffeur. À 16 ans, il décroche le titre de Meilleur Apprenti de France, il intègre l’équipe de France de coiffure et devient champion d’Europe. En 2014, il ouvre son premier salon en Alsace, le quatrième du groupe familial Stalter. En 2011, il en ouvre un deuxième. Aujourd’hui à la tête du groupe, il projette d’ouvrir le sixième salon d’ici à la fin de l’année. Cet infatigable défenseur de la profession a confié à Biblond les moments les plus marquants de sa vie en salon.
UN COIFFEUR PRÉVENANT
La notoriété de Benjamin Stalter est importante en Alsace. C’est ainsi qu’une cliente de 45 ans a pris rendez-vous au salon sur les conseils d’une amie. « Elle vivait mal son âge et m’expliqua qu’elle voulait être sexy en sortant du salon », se souvient Benjamin. Après diagnostic, il entreprend une coupe, une couleur et des mèches. « Elle était ravie du résultat et je pensais avoir bien fait mon job. » Mais une semaine plus tard, la cliente revient car son mari, dit-elle, n’a rien remarqué. Surpris, Benjamin se remet en question et propose à sa cliente des mèches avec un ton plus chaud. Encore très satisfaite du résultat, elle revient cependant quelques temps après en expliquant qu’une fois de plus son mari n’a rien remarqué. Benjamin reprend sa coupe, sa couleur et ses mèches. « Mais je m’étais procuré le numéro de téléphone de son mari et je l’ai appelé. Je lui ai expliqué le travail que nous avions fait sur les cheveux de son épouse et je lui ai demandé de dire à sa femme qu’elle est belle », révèle Benjamin. Surpris, le mari s’est exécuté. Il a envoyé un sms à Benjamin en lui demandant de lui écrire un message à chaque fois que sa femme viendrait se faire coiffer. Benjamin ne déroge jamais à la règle avec cette cliente qui est devenue une fidèle du salon !

UN COIFFEUR EMPATHIQUE
Une fois par an, à l’initiative d’une association, Benjamin allait dans un hôtel pour coiffer des femmes en rémission de cancer. « La première coupe après la perte des cheveux apporte vraiment quelque chose à ces femmes et j’étais très heureux de pouvoir les accompagner dans ce difficile parcours », explique-t-il. Certaines n’hésitaient pas à manifester leur bonheur de redécouvrir les joies du coiffeur. Un jour, l’une d’elles lui a dit : « Nous sommes vraiment chanceuses car sans cancer, nous n’aurions pas notre coiffeur juste pour nous ! » « J’ai vécu alors un très grand moment d’émotion positive et j’ai pris conscience que nous apportons beaucoup de beauté et de bien-être et que les coiffeurs sont réellement essentiels », confie Benjamin.

PRÉPARER À UNE TRANSFORMATION
Si elles sont intéressantes à réaliser pour les coiffeurs, les grandes transformations méritent toutefois un bon diagnostic, non seulement capillaire mais aussi à propose de la psychologie de la cliente. Benjamin peut en témoigner. « Un jour, une cliente qui avait une chevelure noir corbeau nous demande de changer sa couleur. Après diagnostic, nous passons quatre heures pour réaliser un bel ombré, avec un rendu très naturel et fondu. » Ravie, la cliente revint cependant le lendemain, car son mari n’aimait pas sa couleur. « Je lui ai proposé de tester sa nouvelle couleur pendant quinze jours, le temps que toute la famille s’y habitue. Elle n’a rien voulu entendre. Nous avons donc été obligés de lui refaire sa coloration noire. C’était très frustrant en tant que professionnel, surtout quand le résultat est superbe et la cliente satisfaite. Aujourd’hui, quand une femme souhaite une transformation importante, je lui demande si elle en a parlé avec son entourage pour éviter les surprises », conclut Benjamin.
Biblond, pour les coiffeurs !








