#1 Que font les coiffeurs pendant ce deuxième confinement ?

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Certains coiffeurs, qui en ont la possibilité, ont décidé de rester actifs, de continuer une activité autour de leur métier. Formations à distance, click and collect, travail sur les futures collections…

Pour Ève Briat, du salon Eve On Air, l’annonce de ce deuxième confinement est tombé comme un couperet. « Je ne m’y attendais pas, il a fallu que je me recentre très vite sur la formation que je projetais de lancer après les fêtes. » Le confinement laisse aux coiffeurs le temps de se poser, de réfléchir à de nouveaux positionnements pour faire face à la crise, nous dit Ève. « Je n’ai pas hésité une seconde, j’ai digitalisé mes deux formations, Morphing intuitif et Communication sur Instagram, et je me suis lancée. C’est un succès qui me dépasse, je croule sous les demandes ? Je ne vois pas passer mes journées, le temps m’échappe, mais j’adore ! » Ève a suivi le mouvement #moncoiffeur à poil. « Transmettre est devenu viral, excusez-moi le jeu de mots ! Je découvre des coiffeurs ultramotivés, mais aussi très impactés par la fermeture. » À son niveau, Ève a envie de leur apporter des solutions pour rebondir post-confinement, car « à l’intuition » elle pense qu’il va falloir beaucoup de ressort  pour ce sortir de ce mauvais scénario ! »    



Élise Antoine, du salon Mylord Coiffure, de son côté, aurait dû partir à Cracovie le printemps dernier pour la création de sa collection d’hiver. « Mais le confinement de mars a changé nos plans professionnels à tous. J’ai pris l’initiative de partir à la fin de l’été afin de réaliser mes projets et de rester dans la lumière… » Ce nouveau confinement permet à Élise de diffuser ses photos en story et en publication. Passionnée, elle est présente sur les réseaux au quotidien et ses clients la suivent chaque jour. « Il est important aujourd’hui de garder un lien avec sa clientèle », conclut Élise.

Sarah Guimond et Cyril Bazin, des salons Cyril Bazin coiffeur créateur, eux, ont décidé « d’optimiser ce deuxième confinement afin de rester positifs. » Ils ont tout d’abord créé un shop en ligne les premiers jours, font du click and collect sur trois de leurs salons, trois jours par semaine, ainsi que de l’envoi postal. « Puis nous avons décidé d’en profiter pour restructurer nos neuf salons, peaufiner la décoration, réorganiser l’ensemble. À raison de deux jours par salon, cela nous occupe bien ! » Les deux complices travaillent également sur quelques beaux projets pour 2021, mais ne veulent pas en dire plus pour l’instant… « Ce deuxième confinement est dur économiquement, mais nous gardons notre bonne humeur et notre motivation pour la suite ! »

Éric Maurice, du salon Créateur d’image, nous explique que pendant cette pause, la passion artistique et la créativité ont été une force incroyable renforcement. « Je profite de ces moments pour imaginer et créer ma future collection. Côté salon en France, je mets en place un click and collect, et je vends ma gamme capillaires et kit coloration sur mon eshop. Pensons à un futur plus uni et plus fort… », insiste Eric.

David Baehr, du salon Need coiffeur créateur, qui avait prévu de refaire une partie de son salon à partir de janvier, a décidé de s’y mettre dès aujourd’hui. « Nous avons aussi mis en place au salon le click and collect, avec prise de rendez-vous pour le retrait, et une remise de 15%. » David forme aussi son équipe avec son associé. « C’est le moment de faire le point, ce que l’on n’a pas ou peu le temps de faire en général. Qu’il s’agisse de la mise à jour des connaissances produits, du suivi plus précis des juniors… » David anime des formations à distance avec Cylea by CAC et prépare la reprise avec toute l’équipe Cylea pour préparer le retours sur le terrain : nouveauté, concours… Il nous en dira plus bientôt ! 

Cyril Laforet, coiffeur studio indépendant, travaille toujours un peu dans la mode. Il réfléchit quant à lui à la prochaine collection qu’il signe pour la marque Kydra. « Pour ce deuxième confinement, je travaille et je réfléchis à certaines formation que je pourrais proposer par la suite. Les mains travaillent moins, c’est le moment de faire travailler la tête à fond ! » 



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