Loi Macron 2 : Avantages et inconvénients

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La loi Noé divise ! Depuis l’annonce de son projet de loi, le ministre de l’Économie ne s’est pas fait que des amis dans le monde de la coiffure. Et si l’Unec, par exemple, s’y oppose, tout le monde n’est pas contre.

 

Tout le monde a le droit d’entreprendre

Certaines personnes ne sont pas faites pour les études et préférèrent apprendre sur le tas. Il y a sans doute des dizaines d’excellents coiffeurs qui n’ont jamais pu se révéler, car l’obligation de diplômes les a freinés dans leur évolution. Plusieurs entrepreneurs qui ont réussi n’ont pas ou peu de diplômes.  À l’image du monde de la restauration,  les salons de coiffure pourraient avoir le même fonctionnement. Si le service est bon alors le salon tourne bien, si les prestations sont mauvaises alors le salon ne fonctionnera pas. Toutefois, pour garder l’exemple de la restauration, faut-il prendre le risque qu’un client ait une intoxication alimentaire parce que les normes d’hygiène ne sont pas respectées ? En effet, la sécurité des clients reste le gros point noir de cette loi.

 

 

Le diplôme synonyme d’hygiène ?

Pas sûr… Si plusieurs salons, notamment les franchises, sont soumis à des contrôles fréquents, d’autres ont pignon sur rue sans pour autant respecter les normes obligatoires. Par exemple, il est obligatoire de stériliser les ciseaux entre chaque client pourtant, lorsque l’on demande aux principaux intéressés, plusieurs doutent de leur coiffeur, même les plus fidèles ! Ainsi, si des formations étaient mises en places pour les entrepreneurs sans diplôme, ils seraient capables d’assurer les normes obligatoires.

 

L’utilisation des produits chimiques

Beaucoup de produits (soins, colorations, etc.) représentent des risques s’ils sont mal utilisés. Sans formation appropriée, il existe de nombreux dangers potentiels comme l’irritation du cuir chevelu. Cependant, les composants chimiques utilisés dans les produits sont de plus en plus pointés du doigt, ainsi il est possible que dans quelques années les produits soient de moins en moins nocifs. En revanche, en attendant l’utilisation de produits garantis 100% sans danger, des formations courtes et obligatoires pourraient être mises en place pour épauler les entrepreneurs.

La formation reste utile

Avoir un Brevet professionnel reste une plus-value non négligeable. Si vous avez peur de la concurrence, sachez qu’en allant jusqu’au BP vous aurez une longueur d’avance sur les entrepreneurs non diplômés. Pour suivre l’évolution du secteur, les diplômes pourraient être adaptés. Dans cet esprit, le CNEC souhaite qu’au lieu d’être supprimé le diplôme soit réorienté et enrichi en termes de compétences techniques et d’employabilité. Ainsi, la démarche de modernisation de l’économie serait respectée, tout en assurant une qualification appropriée aux attentes des entreprises et des consommateurs.

 

Quid du numérique ?

Trop souvent oubliée, la partie portant sur le numérique est un point très important de la Loi Macron ll, sans doute celui qu’il ne faut surtout pas critiquer. Comme le disait le ministre lors de l’énonciation de son projet de loi : « Les acteurs économiques installés doivent tout faire pour s’engager pleinement dans la transformation numérique, afin de se moderniser, d’améliorer encore la qualité de leurs services et de maintenir ainsi à son plus haut niveau leur compétitivité». En effet, de plus en plus d’espaces commerciaux se digitalisent afin d’attirer une nouvelle clientèle et il doit en être de même pour le secteur de la coiffure. Pour les salons, la technologie est d’autant plus importante qu’un salon moderne attire et met en confiance la clientèle.

 

 

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