1 marque, 1 histoire : Dessange, 70 ans en beauté

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De belles histoires comme celle de la maison Dessange, c’est toujours avec plaisir que nous les redécouvrons. Portée par l’esprit visionnaire de son fondateur, l’enseigne rayonne depuis soixante-dix ans.

Tout commence en 1925, en Sologne. Dans le salon de son père, Hubert Jacques Dessange apprend à réaliser des coupes hommes et des tailles de barbe avant de se passionner pour la coiffure dame. À 20 ans, il part à la conquête de la capitale où Louis Gervais lui donne sa chance et l’envoie travailler pour la saison dans son salon à Trouville. Dès lors, son esprit visionnaire s’émancipe.

Sa volonté ? Libérer les femmes des coiffures crêpées et des crans plaqués. Il fait de son manque de technique un atout, en mettant plus de mouvement dans ses coupes. De retour à Paris, les femmes se bousculent pour passer entre les mains du coiffeur vedette.



Au fil du temps, la marque est devenue partenaire des plus grands événements dont la cérémonie des César, le Festival international du film de Marrakech ou encore le Festival de Cannes.

EN CHIFFRES

3 marques réseaux et produits (Dessange, Camille Albane, Fantastic Sams),
1 marque produits (Phytodess) et 1 marque distributeur (Coiff’Idis)
Plus de 1 100 salons, dont 336 en France – Plus de 20 000 professionnels
20 centres de formation
Dessange, Camille Albane et Coiff’Idis dans le monde
1 site industriel de production (Guidel) et 3 sites logistiques (Montville, Rennes, Roanne)

Montée en puissance

Face au succès fou du salon parisien, certains émettent le désir d’apposer son nom sur leur devanture. Et quand ses meilleurs collaborateurs décident de voler de leurs propres ailes, il leur propose d’ouvrir un salon sous son nom à lui… Après un arrêt imposé par la maladie, il endosse un nouveau costume, celui d’homme d’affaires. En 1979, il met en place les contrats de franchise. Il s’entoure de Michel Cauvin, Bruno Pittini et Daniel Conte, qui vont participer à la montée en puissance de l’enseigne. Si le premier salon à l’international a vu le jour en 1962 à Tunis, la franchise va donner un grand coup d’accélérateur. En 1984, le salon sur Madison Avenue connaît un immense succès. Son concept basé sur la technique de coupe et des mesures d’hygiène strictes s’exporte aux quatre coins du globe. L’École Dessange permet aux collaborateurs de rester à la page avec le même souci d’excellence. Elle sera la première à mettre en place des plates-formes de formation en ligne.

 

Un style mondialement reconnu

Quant au style, il est élégant et reconnaissable en un clin d’oeil. En 1983, le visuel Ana Bis, mettant en scène Catherine Ahnell, devient un symbole.

Dès lors, le coiffé-décoiffé et le blond Dessange deviennent les références de M. Dessange. Deux fois par an, les collections, présentées lors de shows d’envergure, permettent de diffuser l’image de marque, appuyée par des campagnes publicitaires percutantes et des slogans inoubliables comme « Jacques Dessange, recoiffe-moi le moral ».

Très tôt, Jacques Dessange prône aussi une vision de la beauté globale en créant ses premières lignes de soin et maquillage avec le laboratoire Sanofi. En 1996, la marque Phytodess est basée sur les bienfaits de l’argile sur le cuir chevelu. Devenue Dessange Paris en 2004, la marque lance, en 2010, le Spa du cheveu qui renouvelle l’expérience client. Jacques Dessange décède le 7 janvier 2020 à l’âge de 94 ans.

3 questions à… EMMANUEL GASNOT, président du groupe Dessange International

 

Quatre ans après sa mort, en quoi l’aura de Jacques Dessange est-elle toujours présente ?

Il fait partie de ces gens immortels. Qui se sont donné les moyens d’être considérés comme tels. Sa marque est devenue Dessange Paris à sa volonté… Pourtant, vingt ans plus tard, certains parlent encore des salons « Jacques Dessange ». Jacques Dessange parlait de Maison de beauté où chaque service est assuré par un expert. Nous avons célébré les 70 ans de Dessange lors de notre séminaire de rentrée.

Quelle est la stratégie aujourd’hui ?

Compte tenu de notre positionnement, nous sommes dans un développement maîtrisé. L’an dernier, nous avons ouvert quatre salons dont un seul hors du réseau. Nous voulons que nos franchisés et ambassadeurs aient du succès pour faire du business sans oublier le métier et la transmission.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

Avec optimisme. Dans un monde un peu fou, notre métier demeure et il y a de la place pour tous. Ceux qui se donnent les moyens vont perdurer. C’est ce que nous faisons en mettant l’accent sur la formation mais aussi sur le marketing, le digital… L’économie nous est favorable. Avec la polarisation du marché, l’entrée de gamme et le haut de gamme fonctionnent toujours.

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