Ces trois socio-coiffeuses ont choisi de mettre leur vie professionnelle au service des personnes en difficulté. Avec une passion et une générosité sans limite.
Alexandra Wollensack

« Se lancer dans la socio-coiffure, c’est passer du paraître à l’être. Nous entrons dans l’intimité de nos clients », explique Alexandra Wollensack, 34 ans, prothésiste capillaire au sein du groupe Aderans. Comme Christine Rebeca et Vanessa Maisonnier, elle a choisi de mettre son talent au service de personnes malades, en situation de handicap ou isolées socialement.
Toutes trois ont choisi la coiffure, dès le plus jeune âge, une vocation qui les
a conduites à prendre soin des autres.
Chacune pour des raisons différentes. Quand Alexandra s’est réorientée pour combler un manque dans son quotidien, Vanessa, 37 ans, fille de coiffeuse, a voulu se sentir plus utile.
Christine Rebeca

Après trente-trois ans d’expérience dont dix ans de chef d’entreprise, Christine a dû se reconvertir. « J’avais 50 ans, je souffrais de maladie professionnelle.
Mon monde s’est écroulé car j’aimais mon métier. » La maladie d’une amie et un bilan de compétence vont lui ouvrir une nouvelle voie, celle de la socio-coiffure, diplôme qu’elle a depuis 2017. À la tête de sa micro-entreprise, elle exerce dans l’Oise à domicile mais aussi dans différentes structures sociomédicales et organise des ateliers sur l’estime de soi dans les CCAS.
Toutes sont passées par différentes enseignes, de grandes franchises en salons indépendants, avant de pousser les portes de Soco Academy, la seule école en France en socio-coiffure, certifiée par l’État. « Des soignants, des infirmières ou des psychologues nous enseignent toute la partie médicale.
Nous ne sommes plus confrontées à des clients mais à des patients. Il faut avoir les outils pour s’adapter à ce public, dans différentes structures, carcérales médico-sociales… La formation nous permet de nous préparer et de nous protéger. Et de faire la part des choses, pour ne pas ramener à la maison ce que l’on a vécu dans la journée », explique Alexandra.
Vanessa Maisonnier

Malgré la difficulté du métier, ces femmes s’épanouissent. Socio-coiffeuse depuis 2019, Vanessa partage son agenda entre deux boutiques Emmaüs à Paris – dont la première boutique de beauté et de bien-être solidaire – l’hôpital, les centres d’hébergement et de réinsertion sociale de Saint-Anne et les établissements de l’aide sociale à l’enfance. « Ce sont des rencontres avant tout. Ces personnes ont des parcours de vie différents, complexes et assez extraordinaires. Nous avons des conversations profondes, humaines et enrichissantes. Elles me permettent aussi de relativiser. Auprès d’elles, je me sens utile. Redonner de l’estime de soi, favoriser la confiance en soi et apporter un mieux-être, voir ces femmes ou ces hommes sourire, c’est très gratifiant », poursuit-elle.
Les qualités requises ? « Il faut être humain, à l’écoute et avoir un parcours personnel semé d’embuches », précise Christine. Pour Vanessa, il est essentiel d’être armé pour faire face à des situations douloureuses. « Avoir fait un travail sur soi, pour éviter les projections et mieux aider les bénéficiaires. Et n’être ni dans le jugement ni dans l’attente. » Et quid du statut de femme dans ce métier ? « Nous affrontons des pathologies difficiles, de la souffrance physique et morale. Les femmes ont cette aptitude à se détacher émotionnellement », avance Christine quand Vanessa évoque l’intuition.
« Nous sommes peut-être aussi plus douces. Pour des victimes de violences conjugales, par exemple, il est plus facile d’être en confiance avec une femme. »
Biblond, pour les coiffeurs !









Bonjour pouvez vous m’indiquer un salon de coifffure sur lyon qui ulilise le calligraph cut merci
Bonjour pouvez vous m’indiquer un salon de coifffure sur lyon qui ulilise le calligraph cut merci