Talents au féminin : coiffeuses créatives

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Pas d’inquiétude, la coiffure française a encore de beaux jours devant elle. Avec des parcours et des univers bien différents, ces trois femmes le prouvent : question créativité, la relève est assurée !

Originaire de Normandie, Élodie Hue met un pied dans l’univers du studio en arrivant chez Toni & Guy. Après un passage chez Didact puis au Petit Salon, elle fait de la location de fauteuil chez Saco. En parallèle, elle se lance en freelance et se fait une place de choix dans l’artistique. Elle a récemment intégré l’équipe de la Haute Coiffure Française.

Justine Gaubert découvre très tôt l’univers des concours. Multirécompensée, elle est sélectionnée pour intégrer l’équipe de France et repérée par Raphaël Perrier. Elle ne le quittera plus. Devenue l’ambassadrice de sa méthode d’éducation, PI par Raphaël Perrier, elle sillonne la France puis la Chine et Hong Kong. Son rêve ? Intégrer l’équipe artistique de Raphaël dont elle est l’assistante. C’est chose faite ! « Il gère la direction artistique, j’organise. »

C’est aussi une rencontre qui a bouleversé la vie de Clotilde Laisné. « Sylver Boll, directeur technique et formation chez Provalliance, m’a permis de devenir formatrice », explique la jeune femme de 26 ans qui a décidé, il y a deux ans, de se consacrer à la coiffure studio. « J’ai la chance de faire des campagnes pour des maisons comme Jean Paul Gaultier, Paco Rabanne, Louis Pion ou Messika. »

Justine Gaubert



Il faut dire que la vie d’artiste n’est pas de tout repos. « C’est un choix de vie à 300 km/h. Mais c’est la vie qui me rend heureuse », explique Justine. « Il faut être prête ! Parfois, on ne connait les modalités d’un shooting que la veille. Pendant la Fashion Week, il faut anticiper les temps de trajet entre deux shows… », précise Clotilde. Ontelles rencontré des difficultés du fait d’être une femme ? « Le talent prime sur le genre ! », note Clotilde. Même constat pour Justine. Seule Élodie émet un bémol. « Il y a une dominance masculine dans l’artistique, même si cela tend à changer. »

« J’ai envie d’évoluer encore. Quand on crée une collection, on fait tout ! Du moodboard au shooting jusqu’à la transmission aux équipes. Ces multiples casquettes, c’est toute la richesse de mon métier ! », s’enthousiasme Justine. Ce qui l’excite le plus ? « Les périodes de création. Tout le travail en amont. Ces moments d’échanges. J’aime cette énergie. » Élodie s’éclate actuellement autour d’un projet personnel. « J’aime avoir la liberté de raconter une histoire. C’est un immense terrain d’expression et d’innovation. L’avant-garde me stimule. J’aime puiser dans la nature ou l’art. Aujourd’hui, je m’inspire de Vasarely
mais aussi d’un livre d’Ernst Haeckel autour du monde marin, du compte Instagram de la Nasa ou du système solaire. Cette partie de recherche, c’est ce que je préfère. Ensuite, j’assemble tout ça et je fais des tests jusqu’à la concrétisation du shooting. »

Élodie Hue

Et leur vie privée ? « Il faut savoir poser les curseurs. Alors, certes, je ne suis pas encore mariée ni maman… Mais la nouvelle génération de femmes est plus entrepreneuse. J’ai toujours rêvé d’être une business-woman. Hier, j’étais sur le tournage des NRJ Music Awards. Beaucoup aimeraient être
à ma place ! », note Justine. Même entrain pour Clotilde. « Il faut pouvoir partir à l’autre bout du monde comme certains prennent le métro. » Maman de deux petites filles, Élodie jongle. « Cela demande une certaine organisation. Mais quand on veut, on peut ! Et j’espère même développer la partie artistique. Ses conseils aux jeunes ? « Il faut avoir confiance en soi. Ne jamais se fixer de limites. Aller au bout de ses idées. Oser. Ne pas avoir peur du regard des autres.

Clotilde Laisné



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