Seriez-vous prêts à lutter contre les violences domestiques dans votre salon ?

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Et si les salons de coiffure devenaient un lieu de solidarité ?

Au Brésil, un programme a été mis en place par l’Etat pour sensibiliser aux violences conjugales et domestiques, dans les instituts et chez les coiffeurs.

L’idée ? Former les professionnels de la beauté à reconnaître parmi leur clientèle les femmes victimes de violences conjugales. Déjà expérimentée dans la ville de Campo Grande, l’initiative prend de l’ampleur. Non seulement cette opération s’étend désormais aux barbershops, dans le but non pas de secourir les victimes mais de détecter les potentiels agresseurs, mais elle a été adoptée par de nouveaux Etats comme Sao Paulo ou Rio de Janeiro.

La vocation ? Apprendre aux professionnels à identifier les signes d’abus sur leurs clientes mais aussi les encourager à signaler la maltraitance qu’elles subissent et à demander de l’aide, apprend-on sur le site www.tdh.com. Au-delà de la démarche solidaire, l’enjeu est aussi d’éduquer les hommes en les sensibilisant à la cause féministe dans un pays où les féminicides sont récurrents.



En effet, au Brésil, en 2019, 3 femmes sur 10 ont souffert d’un type de violence. Le pays déplorait 1326 féminicides et un viol tous les huit minutes. La crise sanitaire ayant accentué le phénomène (+431 %), il y a urgence. Rappelons qu’en moyenne moins de 40 % des femmes qui subissent des violences demandent de l’aide sous une forme ou une autre et que dans le monde, chaque jour, 137 femmes sont tuées par un membre de leur famille (sources : www.unwomen.org).

Certes, les résultats restent encore faibles puisque les salons partenaires n’ont permis d’aider que 63 femmes à porter plainte. Mais n’oublions pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières.

En France, en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex et 25 enfants sont tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple, rappelle le site www.arretonslesviolences.gouv.fr.

Vous voulez vous engager dans la cause ? Le site de la Haute Autorité de Santé propose des fiches pour repérer les signes de violences ou de maltraitance.



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