Sens Inverse le grand détournement

Taille du texte: A A A

Quand Magali et William Nestor ont décidé d’ouvrir leur deuxième salon, ils avaient une idée précise : créer un lieu unique qui ne ressemblerait pas aux salons de coiffure classiques. Et quand ils sont tombés sur cette ancienne boucherie de 30 m2 au coeur de Saint-Étienne, ils ont vu là une aubaine.

Dans un quartier animé du centre-ville, Sens Inverse surprend les passants. La coiffure est mise en scène dans la vitrine où l’on voit le professionnel s’affairer sur les cheveux de son client, installé dans une assise dynamique qui permet d’évoluer autour comme en backstage de défilé.

Si cette scène théâtrale nous évoque le jeu sur les planches, c’est surtout la métaphore du peintre qui est présente dans le salon à l’allure d’atelier d’artiste. Le couple en a confié l’agencement à un designer, Didier Muller. Lauréat du Commerce Design, en 2007, il s’en est donné à coeur joie. Sa mission ? Se démarquer grâce à un décor qui défie les codes traditionnels du salon de coiffure.

L’ancienne chambre froide a été réaménagée en espace conseil où la cliente peut s’observer dans des miroirs à 360°, avant et après la coupe.Dans le coin coloration, les tubes de couleurs sont présentés dans des pots de peinture, posés sur des palettes de peintre. En hauteur, des blouses d’artiste pendent aux anciens crochets de boucher, vestiges du lieu d’origine.

Mis à part le bac de chez Ross Lovegrove, Didier Muller a tout réalisé lui-même. Parmi ses autres défis : un refus catégorique d’étagères de produits. Le designer a donc eu la bonne idée de créer un mur qui traverse le salon et où sont suspendus shampooings,sprays et autres fournitures.

Aucun doute, Sens Inverse tient ses promesses : un lieu atypique, décalé. Mais comment réagit la clientèle face à une telle originalité ? Tous les âges sont représentés, des personnalités extravagantes comme d’autres plus classiques. Parmi elles, une vieille dame de 80 ans qui a craqué sur le concept. Pari gagné !

Catégories: Actualités