Santé – Bien-être : pour un sommeil parfait

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Insomnies, réveils nocturnes… près de 7 Français sur 10 souffrent d’un mauvais sommeil, selon les chiffres de Santé Publique France*. Des chiffres édifiants et la crise sanitaire n’y est pas étrangère.

Saviez-vous que nous passons un tiers de notre vie à dormir ?

Pourtant, ces cinquante dernières années, les Français ont perdu entre une heure et une heure trente de sommeil, avec un temps moyen de six heures et quarante-deux minutes. Cette tendance à la baisse est encore plus marquée chez les adolescents. Et les effet de la crise sanitaire, la désynchronisation des rythmes, l’incertitude n’en finissent pas de peser sur la santé mentale et nous empêchent de tomber facilement dans les bras de Morphée. Ces évolutions s’expliquent aussi par l’augmentation du nombre de travailleurs de nuit, des temps de trajet, des charges de travail, du stress. Autre conséquence : 30 % des Français dorment moins de six heures par jour, et sont donc en dette de sommeil.

Quelles sont les conséquences d’un déficit de sommeil ?

Elles ont des effets délétères sur la santé physique avec des « altérations cardiovasculaires, fatigues musculaires, troubles immunitaires, prise de poids, risque diabétique, troubles de l’équilibre thermique », précise le Pr Marc Rey, neurologue et président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Ainsi que sur l’équilibre psychologique : « Irritabilité, anxiété ou dépression accompagnent les privations aiguës ou répétées de sommeil. Les études épidémiologiques le démontrent : dormir moins de six heures par vingt-quatre heures est associé à une altération de la santé et une difficulté de récupération. » Si l’on ajoute à cela les conséquences sur nos performances intellectuelles, troubles de la mémoires et de l’attention, nous devrions vraiment être plus attentifs à notre sommeil. D’autant que, comme le note encore le professeur Marc Rey, « le stress et les risques psychosociaux sont au centre du débat de santé dans l’entreprise ». Or, « le sommeil, et en particulier le sommeil paradoxal, est un allié souvent ignoré pour faire face à ces problèmes », explique-t-il.



Qu’est-ce qu’une insomnie ?

Elle se caractérise par des difficultés à dormir suffisamment, par un sommeil de mauvaise qualité et une fatigue durant la journée. C’est le trouble du sommeil le plus fréquent, y compris chez les enfants. Les insomnies peuvent être ponctuelles, lorsqu’elles n’excèdent pas trois semaines, ou chroniques. Dans ce cas, elles sont principalement liées au stress, à des troubles physiologiques ou psychiatriques, ou encore à des phénomènes extérieurs. On estime qu’un Français sur cinq souffre d’insomnie.

Que faire alors ?

D’abord, identifier tous les éléments environnementaux qui tendent à perturber le sommeil. Et il y en a, si l’on en croit l’enquête annuelle de l’INSV et la MGEN « Sommeil et environnement », menée pour la Journée du Sommeil depuis 2000.

– Le bruit, notamment le bruit extérieur pour les citadins, est bien identifié, comme l’élément perturbateur.
– Le téléphone portable (42 % des Français dorment avec leur téléphone portable allumé) dont les ondes perturbent le sommeil et qui risque à tout moment de sonner.
– Et l’animal de compagnie (21 % des Français partagent leur lit avec leur boule de poils) qui les réveille souvent.

Alors, outre l’insomnie et les troubles respiratoires, dont l’apnée du sommeil, la classification internationale recense aussi les hypersomnolences. Pour traiter ces maux, il existe des centres du sommeil (voir encadré) et des techniques comportementales et cognitives (TCC) qui proposent des programmes sans passer par des hypnotiques.

Que sont les centres du sommeil ?

Ce sont des unités dédiées à l’exploration du sommeil et de ses pathologies. Ces structures réunissent les spécialistes des troubles du sommeil dont médecins somnologues, techniciens du sommeil, psychologues… Ils permettent de réaliser des examens poussés comme une polysomnographie et sont donc la première recommandation pour une consultation après la visite chez son médecin traitant.

Les 5 commandements pour bien préparer la phase de sommeil

1 La lumière tu banniras

Pour bien dormir, il est donc conseillé de s’isoler au maximum du bruit, de faire le noir total, car la lumière a un impact sur notre horloge biologique. À ce titre, il est important de limiter l’utilisation des écrans le soir et la nuit. Les lumières de ces appareils retardent en effet l’endormissement et fragmentent le sommeil.

2 La température de la chambre tu régleras

L’abaissement de la température corporelle qui se produit à l’endormissement est plus difficile à atteindre s’il fait chaud. La température ne devrait jamais dépasser 18°C.

3 Un lit adapté tu choisiras

Une literie de bonne qualité et de taille suffisante est aussi une garantie de meilleur sommeil.

4 te coucher et te lever à heures régulières tu t’imposeras

Des règles d’hygiène primordiales à respecter aussi bien en semaine que le week-end.

5 Une activité physique tu pratiqueras

Afin de garantir le bon fonctionnement de l’horloge biologique et augmenter la pression de sommeil, il est conseiller de faire une activité physique régulière de 20 à 30 minutes.

* Enquête Coviprev, de Santé publique France (SPF) réalisée depuis mars 2020.
** La 22e journée du sommeil aura lieu le 18 mars 2022. Pour plus d’informations, www.institut-sommeil-vigilance.org ou www.journeedusommeil.org



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