Les Grottes de Lacave en France sont un peu spéciales… Dans certaines cavités, la nature défie toutes les lois établies. Il a été constaté que certaines stalactites défient la gravité et la pesanteur de façon inexpliquée. Des chercheurs se sont penchés sur le cas, et ce qu’ils ont découvert est une incroyable leçon de management… En effet, il s’avère que dans ces cavités l’air, le vent, l’humidité et toutes les forces de la nature se retrouvent en quantité égale et donc, l’absence de « plus que » crée le chaos. Pour traduire : le manque de hiérarchie et de règles dans le management crée le manque de direction claire et donc l’anarchie. Pourtant, notre métier se dirige lentement et progressivement vers une « uberisation » de la coiffure qui va anéantir le statut de salarié et rendre toute la profession auto-entrepreneuriale.
Le statut du coiffeur à domicile explose. Nous sommes passés de 5 000 entreprises à domicile en 2005 à près de 20 000 en 2015… Le salon traditionnel a perdu sa place, car quel entrepreneur est prêt aujourd’hui à prendre les risques qu’engendre un bail ? des crédits qui engagent sa maison ? des salariés avec les risques prud’homaux devenus un sport chez certains ? n’avoir droit à rien, mais payer pour tout… ?
Les entrepreneurs d’hier vont progressivement arrêter d’embaucher des salariés pour ne louer que des fauteuils, quitte à se retrouver à l’extrême limite de la loi (beaucoup ont déjà commencé). Poussant ainsi leurs anciens salariés à devenir auto-entrepreneurs. Des ex-salariés qui auront perdu tous leurs droits tels que vacances, jours fériés, heures supplémentaires, et qui devront, pour se payer 2 000 euros par mois, faire au minimum 52 000 euros de CA par an. Or, il n’y a que 52 semaines dans l’année et
les revenus sont limités à 32 900 euros pour une activité de prestation de service ! Voilà la réalité de ce statut : la majorité des auto-entrepreneurs finissent en dessous d’un Smic mensuel après quelque temps d’activité.
Cependant, avec le digital, le statut va être boosté car il devient plus facile de trouver un coiffeur à domicile qu’un salon de coiffure, notamment dans le milieu rural. Puis ce sera le tour de nos villes…. Où les salons de luxe ont déjà disparu car le luxe ne se fait plus qu’à domicile ou dans des chambres louées dans les palaces. Aujourd’hui, les derniers salons de luxe ne se trouvent plus qu’à Paris.
Plutôt que de fabriquer chaque année des entrepreneurs pas prêts avec un Brevet professionnel inadapté, ne devrait-on pas penser à la façon de contenir ce nombre de micro-entrepreneurs qui vont arriver sur le marché et qui vont bousculer économiquement le secteur, en revenant à l’ancienne économie du « black » et la perte des droits sociaux ? Pour tous, il est urgent de légiférer et de se poser la bonne question : est-ce vraiment utile de faire passer un BP à des coiffeurs qui finiront à domicile et n’auront pas besoin du diplôme ?
Rendre tout le monde entrepreneur n’est pas forcément une bonne idée !
L’histoire de la grotte nous démontre bien qu’avoir tous le même statut et être à égalité risque de nous entraîner vers le chaos. Il faut des coiffeurs à domicile bien sûr, mais il faut aussi principalement et impérativement garder le modèle du salon de coiffure en revenant sur les droits des entrepreneurs et du contrat de travail. Car c’est lui qui emploie, qui fait travailler, qui dynamise le secteur et permet à des milliers d’employés d’avoir un salaire assuré, de pouvoir s’arrêter en cas de maladie, de prendre des vacances, d’avoir une retraite décente… Des droits, tout simplement ! Néanmoins, certains secteurs ne seront pas touchés – ou ils le seront moins –, comme le luxe abordable, les concepts forts ou tous ceux qui ont fait de leur salon une marque. Les autres vont progressivement muter vers autre chose ou disparaître par défaut de positionnement.
Finalement, ne vaudrait-il pas mieux que nos écoles s’appliquent à faire de nos jeunes élèves des premiers seconds plutôt que des derniers premiers ?
Biblond, pour les coiffeurs !









Depuis le temps que je le dis 🙂 https://www.youtube.com/watch?v=ZVFuqzzAjyU
Attention, attention, ça m’intéresse quand vous dites uberisation de la coiffure car justement j’ai une solution tout-en-un qui va permettre aux entrepreneurs de revenir aux salons traditionnels ! Justement ! Nous travaillons depuis plus de deux ans pour les coiffeurs ! Nous avons un produit présentable visuellement et nous allons faire des salons beaucoup de Franck Provost ! Et cela va donner envie d’ouvrir de nouveaux salons aux auto-entrepreneurs ! Pour cela, il faudra patienter encore un peu ! Tous les clients vont revenir en salon !
Merci pour cet article. J’ai cofondé http://www.yoobo.fr, le premier site de réservation de soins de beauté à domicile. Les coiffeurs à domicile avec lesquels nous travaillons ont choisi de lancer leur activité pour plus d’indépendance. Certes, les conditions ne sont pas toujours faciles, se constituer une clientèle prend du temps, mais c’est un vrai challenge et un développement personnel. Beaucoup de nos coiffeurs ne souhaitent plus travailler en salon car ils ne supportent plus le besoin de rentabilité et le tempo pour coiffer les clients à la va-vite (ce n’est bien entendu pas le cas de nombreux salons). Effectivement, n’avoir que des auto-entrepreneurs n’est pas une bonne solution, mais les salariés ont-ils assez de considération dans un salon de coiffure? Ne faudrait-il pas revoir ce modèle également
ma fille a passée 4 ans en apprentissage….en 4 ans et des patrons différents , elle s ‘est assise sur ses droits….elle est maintenant ravie d’être à son compte à domicile!!!
Ce qui me semble important de souligner, c’est le ratio:
Salaire de 2000€=52000€ de CA sur 52 ( ça ,ça va)
Mais du fait du statut d’auto-entrepreneur, CA limité à 32000€….
Beaucoup se lancent ( pensant qu’ils se débrouillèront mieux que leur patron) mais ça n’est pas jouable
Les patrons qui gardent leur salarié dėguisés en auto-entrepreneurs , c’est illégal et beaucoup tombent:
C’est illėgal et malhonnête et pousse à la paupėrisation des coiffeurs ex-salarié…
Louer un fauteuil en France est trés délicat et c’est bien dommage!
Moi je termine ma carrière dans mon entreprise qui marche trés bien( ok, concept original avec une identité trésor forte( je pense?))
Et je pourrais « préter » mon lieu de travail à un coiffeur qui bosserais le lundi oú aux heures oú ça n’est pas ouvert , en aménageant le concept ,ce qui pourrait être un échevinage pour préparer à une transmission d’entreprise….
Le problème est ailleurs:
De plus en plus de clientes se disent démarchėes par des coiffeurs salariésés qui font un max de domicile non déclaré pour arrondir leur fin de mois….le Bp est indispensable:
Ne serait-ce que pour réaliser que l’auto-entreprenariat n’est vivable au vu des CA et c’est même plus compliqué si le coiffeur vends des produits dans son activité:
Les limites de CA sont différents….
bonjour ayant été salariée pendant 17 ans , ayant eu un salon pendant 20 ans avec du personnel et actuellement en autoentrepreneur ou je loue un fauteuil dans un grande ville dans le sud est, il n’y a pas photo , je gagne tres bien ma vie dans ce statut et je n’ai pas tous les soucis que l’on peut avoir en etant proprietaire d’un salon et je gagne deux fois plus ma vie qu’en etant salariée donc je suis a 100% pour la location de fauteuil et pour l’autoentrepreneur
Mon cher Stephane , tu sais que je suis complètement d’accord avec toi … On a déjà plus ou moins évoqué ce sujet …
En fait , la loc de fauteuil est déjà très compliqué en France et pour avoir essayé qqch pour augmenter mon nombre de clients et me démarquer de mes chers collègues … Bref , j’ai renoncé … Trop compliqué et pourtant je reste complètement ok avec ton analyse … Je pense revoir mon avocat pour trouver une solution pérénisable … Bon courage !
Attention au contrôle! Dans auto-entrepreneur il y a » auto »( autonome) tu ne dois pas avoir de lien de SUBORDINATION avec ton salon de coiffure.
En clair , tu ne dois pas avoir besoin du matériel de ce salon:
Ni les outils, ni le telephone…ni le fauteuil!
Sinon c’est du salariat déguisé….
Si quelque chose m’a échappé, je serais curieuse de voir le détail du calcul qui a permis à M. Amaru d’avancer le ratio de 2000€ de revenu pour 52000€ de CA en micro-entreprise (on ne dit plus auto-entrepreneur depuis cette année), d’autant plus que c’est impossible puisque le CA en micro est plafonné à 32900€ en prestation de services.
Jusqu’à preuve du contraire le vrai calcul c’est ça :
En prestation de service, CA limité à 32900€. Charges sociales 23,10% : 7600€.
Si pour l’impôt choix de l’ option prélèvement libératoire, abattement de 50%, soit 1,7% de 16450 = 280€.
Donc total après déduction des charges sociales et impôt : revenu annuel de 25020€, soit 2085€/mois pour un CA de 32900€ annuel.
Ce statut est formidable pour démarrer une activité sans être tout de suite assommé par les charges sociales, puisqu’elles sont calculées tout de suite sur le CA réel, (pas de CA pas de charges), ou pour apporter un complément si l’on est salarié à temps partiel.
En prestation de services il n’y a pas beaucoup de charges pro fixes ni d’achat de matériel, l’abattement de 50% est donc un réel avantage.
Chaque époque vit des mutations, des changements importants surviennent, il faut pour survivre toujours s’adapter, perso je pense que les salons ne devraient pas avoir peur des micro-entrepreneurs, car c’est un statut qui malgré ses avantages présente aussi beaucoup de limites.
Un salon qui « emploie » un micro-entrepreneur plutôt qu’un classique salarié aura beaucoup moins de charges sociales à payer et pourra moduler son emploi du temps en fonction de la demande.
Il peut permettre par exemple à un salon qui aurait déjà un salarié mais peut difficilement en embaucher un 2ème de prendre un micro-entrepreneur dans les moments de rush, fins de semaine ou périodes de fêtes et ainsi augmenter son CA et refuser moins de clients…
Pourquoi ne pas voir ce système comme une chance ?
Les possibilités et les limites de ce statut sont souvent très mal connues et il est le plus souvent critiqué par ignorance et aussi à cause de l’inévitable jalousie du français qui ne supporte pas la différence et tolère mal l’esprit d’entreprise…
Les salons ne disparaîtront jamais, la coiffure à domicile présente elle aussi ses limites, le client se détendra moins chez lui puisque le confort est moindre (avec le bac à shampoing transportable on est par exemple très loin du confort du fauteuil moelleux et massant !).
Il faut beaucoup de courage pour faire de la coiffure à domicile, porter le matériel, se déplacer sans cesse avec la perte de temps que ça engendre, il faut sacrément s’accrocher pour persévérer dans cette activité et gagner ainsi correctement sa vie (malgré toutes ces difficultés les clients attendent des coiffeurs à domicile des tarifs inférieurs à ceux pratiqués en salon) et je trouve très injuste que cette façon d’exercer notre métier soit si dénigrée.
Nous sommes encore un peu libres dans un pays libre, arrêtons de râler systématiquement dès qu’il y a le moindre changement autour de nous, l’adaptation, l’ action et la recherche de l’excellence paieront toujours plus que la plainte !
Bref pour moi un propriétaire de salon qui est un bon gestionnaire, qui a de l’énergie, une bonne faculté d’adaptation, qui se remet en question, continue au fil du temps à se former aux nouvelles tendances, accueille ses clients chaleureusement et leur propose un service irréprochable ne peut pas disparaître.
Qu’il y ait sur le marché des micro-entrepreneurs ou pas, des coiffeurs à domicile ou pas.
Et pourquoi pas revoir le bp mais surtout rendre obligatoire le bp pour le domicile ,on denigrerer moins le domicile deja ..ensuite le problème n’est pas vraiment que le domicile soit bien plus facile mais que d’être artisan devient trop dur a gérer de dire que si il a tout ce qu il faut il ne peut disparaître c’est vrai et faux ds le sens que avec concept original et +30 % ca ,chaque annee on en a marrrrre quand même … Continuer jusqu’à la retraite a fond ls boulons impossible mn coeur ne tiendra pas ..trouver un auto entrepreneur fiable en coiffure est impossible aujourd’hui vendredi et samedi si le mec est bon il n’est pas dispo ..la limitation ds apprentis à 1 au seul métier de la coiffure aujourd’hui est un frein aussi …
J’ai un salon et je travaille seul défois j’ai besoin d’aide pour des jours bien chargés . C’est tellement aléatoire en salon embauché trop de charges et seul il y a des jours je refuse. ..
Faire appel à une coiffeuse à domicile peut êtres une solution sachant que nous ne pouvons pas faire 1 contrat pr 1 jour où plusieurs CDD por des rempacements vacances. ..
Dites si je fais appel à une coiffeuse à domicile c’est moi qui lui fais une facture mais dans se cas elle doit encaisser mes clients. .. Le contraire est il possible et légal faut il faire un contrat ? ??,
Merci
C’est dommage qu il esiste pas de contrat pr des extra
C’est elle qui vous facture, et c’est vous, le salon, qui êtes son client. Vous faites un contrat sur lequel vous indiquez le % que vous aurez déterminé ensemble, que vous allez lui donner sur les prestations qu’elle va faire dans votre salon, et qu’elle n’a pas le droit de « récupérer » vos clientes pour les coiffer à leur domicile.
Par exemple sur une coupe brushing à 40€, si vous avez convenu d’une commission de 35%, vous encaissez la totalité des 40€, vous reverserez au micro-entrepreneur 14€ et garderez pour vous 26€.
Attention, pour que ça ne puisse pas être considéré comme du travail dissimulé, il faut impérativement que le temps de travail ne se fasse pas en horaires fixes, qu’il ait un caractère occasionnel, et que vous ne soyez pas le seul client du micro-entrepreneur.
Pour confirmation de tout ceci vous pouvez aussi demander de l’aide à votre chambre des métiers ou à votre centre des impôts.
J’espère que vous y voyez un peu plus clair.
Ta rien compris ! Tristesse et désolation ! Travailler seul n’est pas un chalenge c’est de la » branlitude «
effectivement en France un coiffeur seul c’est un smicard qui travaille ou qui est présent 60 h par semaine.
Et Tant que l’on considérera les employeurs comme n’ayant Aucun droit tout juste celui de payer et le travail comme une maladie les choses empirerons. Il faut une réforme profonde du droit du travail et de la formation en coiffure.
Marie est il possible que le on s appelle mon numéro est 0672181463 merci à bientôt