Les écorecharges : une lutte contre la surconsommation

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Les flacons rechargeables ont fait leur apparition dans vos salons de coiffure. Pratiques et écologiques, ils séduisent aussi vos clients. Recharger les flacons devient un jeu d’enfant.

LE SAVIEZ-VOUS ?

En France, la réglementation impose de nouvelles contraintes en ce qui concerne le plastique à usage unique. En effet, la loi Agec – antigaspillage pour une économie circulaire – fixe la cessation de la mise sur le marché d’emballages en plastique à usage unique d’ici à 2040. Des objectifs intermédiaires sont également précisés par décret, exigeant que 7 % des emballages soient réemployés cette année, et 10 % d’ici à 2027. On comprend mieux pourquoi les marques ont anticipé en travaillant sur de nouvelles offres.



À l’image de Végétalement Provence qui a développé, depuis sa création, des grands formats qui permettent la recharge de ses plus petits formats avec des bouteilles recyclables. D’autres vont plus loin avec des sachets souples, aussi appelés « Doypacks ».

Très développés en supermarché, ils arrivent aussi en pharmacie, en parfumerie et dans vos salons de coiffure. « Le coiffeur peut sensibiliser ses clients à cette nouvelle tendance de consommation qui envahit l’ensemble du secteur de la beauté et qui est largement adoptée dans le reste des circuits hygiène maison mais aussi pour les parfums et le soin », souligne Laurent Arnault, directeur commercial de la Division L’Oréal Professionnel.

« En tant que leader du marché professionnel, notre enjeu est de faire adopter les recharges comme nouveau geste de consommation par nos coiffeurs partenaires, premiers ambassadeurs de nos marques, et par les consommateurs. Chez Kérastase par exemple, ce sont désormais toutes nos gammes stars qui proposent le format rechargeable et la recharge associée », complète Laurent Arnault. L’Oréal Professionnel, donc, mais aussi, Keune, Marcapar, Davines et bien d’autres marques capillaires proposent des écorecharges à leurs clients.

LE GESTE UTILE ET RESPONSABLE

En période de récession, le salon peut faire valoir l’impact environnemental et économique. L’idée est vertueuse et sensibilise certains consommateurs : la filière s’engage pour un monde plus durable puisque les atouts des recharges sont nombreux. Le format est évidemment écologique (on annonce jusqu’à – 82 % de plastique chez Kérastase) et avantageux pour le consommateur qui fait des économies en général dès le deuxième produit acheté. L’achat de la recharge permet de fidéliser le client, en lui permettant de réutiliser le pack initial et d’adopter un geste simple qui consiste à reremplir son produit préféré.

« Pour les coiffeurs, au-delà des bénéfices écologiques et économiques, les recharges sont aussi pratiques : elles prennent moins de place en réserve, sont plus légères que les flacons de 1 500 ml. Un argument de taille car cela réduit également les frais de transport », se félicite Laurent Arnault. Le salon doit faire valoir cette démarche responsable. Passer aux recharges, notamment au bac, est un geste supplémentaire, tout comme celui d’installer des douchettes qui économisent l’eau ou de mettre en place des corbeilles pour recycler les cheveux coupés.

Chez Marcapar, on va encore plus loin. Depuis 2018, la marque s’est engagée dans la voie du vrac. « Les contraintes réglementaires et l’investissement de départ ont été importants notamment pour le développement de notre flacon à remplir en aluminium », raconte Christian Roche, fondateur. En salon, c’est le coiffeur qui s’occupe du remplissage devant la cliente. Un geste qui créé le lien de fidélité, incitant aussi les clients à revenir au salon entre deux prestations. « En trois ans, ce sont six tonnes de plastique qui ont été économisées », complète-t-il. Un pas de plus pour la planète.

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