Sarah Hamizi, alias « La Barbière de Paris », fut longtemps la seule femme barbière de la capitale, avant l’invasion par les hipsters. À la tête de huit adresses, elle fête les 20 ans de son concept dédié à la beauté masculine.
« J’ai toujours voulu être barbière. Enfant, j’étais fascinée par mon grand-père quand il se rasait. La préparation, la gestuelle, le résultat… » Sarah est âgée de 18 ans lorsque Jean-Louis Bourrasseau et Osan Turak, tous deux maîtres-barbiers, lui transmettent les bases. Diplômes en poche, cette amatrice d’art déploie sa vision personnelle du métier dans son premier barbershop à Paris. Doucement mais sûrement, La Barbière de Paris – son concept dédié à la beauté masculine – grandit. À l’étroit dans son échoppe, elle choisit d’en ouvrir une nouvelle…
Aujourd’hui, elle possède huit adresses dont une à l’Hôtel de Crillon et une autre à l’hôtel Pullman Bercy. En parallèle, cette passionnée partage son savoirfaire lors de shows artistiques, d’événements privés ou presse, en shooting ou à la télévision. Auteure d’ouvrages autour de la barbe, elle a aussi créé sa propre gamme de produits. Faisant de l’éducation une priorité, elle propose des formations en attendant d’ouvrir un jour son académie. Caution technique des plus grandes marques, Sarah est en phase de réflexion pour une ouverture à l’international. « En allant voir ce qui se fait à New York par exemple, je me rends compte que nous n’avons pas à rougir de nos compétences. Au contraire ! L’idée serait de contribuer à une structure autour de l’univers masculin, dans un environnement d’excellence. »
Comment vit-elle ce 20e anniversaire de La Barbière de Paris ? « Les choses se sont bâties au fur et à mesure. J’ai toujours privilégié le présent et un objectif : satisfaire mes clients. Chacun est différent, donc considéré dans sa singularité. » Et comment envisage-t-elle l’avenir ? « Je veux élever ce métier au rang d’art et tout remettre à plat pour établir un vrai diplôme de barbier. Ce métier n’a pas fini de s’étendre et de se valoriser. Il faut reprendre toutes les bases de la coiffure masculine. Nous avons, entre autres, inventé la sculpture du torse. Nous faisons des colorations de barbe, nous travaillons au poil près. Notre objectif est de traiter l’ensemble du corps au masculin. »
Sa vision du métier
« Ce qui me désole, ce sont ceux qui se prétendent barbiers après deux jours de formation. Ils ont quand même un outil dangereux dans les mains. Dès que j’en ai l’occasion, je milite auprès des politiques pour les sensibiliser à ce savoir-faire. Aujourd’hui, l’option pilofaciale est enseignée par des professeurs qui ne sont même pas formés. Il faut inventer un diplôme de barbier, ce n’est pas le même métier que coiffeur femme ou mixte. Quand je vois que certains utilisent encore le coupe-chou alors que les médecins que je consulte le déconseillent… Avec les innovations et les normes d’hygiène, cela ne devrait plus être autorisé. »
Ses conseils aux jeunes
« Maîtrisez la coupe masculine avant de vous lancer dans le rasage. Prenez le temps d’apprendre. On ne devient pas barbier en deux jours. Chez La Barbière de Paris, lorsqu’un client est pris en charge, c’est que le barbier a été validé par la responsable de formation et qu’il maîtrise tout le protocole. Prenez votre mal en patience et privilégiez un apprentissage de qualité. La plus belle récompense ? Le sourire des clients parce qu’ils se trouvent beaux ! »
Les dates de sa vie
2000 Ouverture du premier barbershop
2013 Ouverture du flagship store Bertin Poiré
2013 Edition du premier livre, Barbes et Moustaches.
Comment les tailler au poil ! (éd. Larousse)
2016 Lancement de la gamme de soins La Barbière
de Paris
Biblond, pour les coiffeurs !










On devrait pouvoir tester avec échantillons car très intéressant le fait qu’il n’y ai ni sulfate ni silicone . Partenariat avec birchbox ou échantillon dans les salons Allure? En tout cas, ça donne envie d’essayer
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Voilà une femme qui sait vraiment de quoi elle parle ! Tellement vrai de constater tous ces salons qui s’équipe d’un fauteuil de barbier juste pour être dans l’air du temps, sans savoir réellement si ils ont la capacité et la cientèle pour dévelloper et rentabiliser ce service, qui au demeurant est un vrai concept. La faiblesse des coiffeurs : la dispertion…
Voilà une femme qui sait vraiment de quoi elle parle ! Tellement vrai de constater tous ces salons qui s’équipe d’un fauteuil de barbier juste pour être dans l’air du temps, sans savoir réellement si ils ont la capacité et la cientèle pour dévelloper et rentabiliser ce service, qui au demeurant est un vrai concept. La faiblesse des coiffeurs : la dispertion…
Bravo pour ce virage vers l’écologie 😉 Belle réussite !
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