Cathy Batit avait déjà fait la preuve de son talent artistique ou pédagogique. Depuis peu, elle relève un nouveau défi : elle a dessiné, produit et breveté Hairblade, un outil de coupe.
On connaissait déjà sa créativité débordante ou son goût de la transmission… Aujourd’hui, Cathy Batit endosse un nouveau rôle. Avec son mari, elle vient d’inventer un nouvel outil de coupe. Lancé officiellement au MCB en septembre, le Hairblade séduit déjà de nombreux coiffeurs. Et pour cause ! « Il nous a fallu cinq ans pour le développer. Je travaillais exclusivement avec des ciseaux quand on m’a mis un feather dans les mains. Une fois le geste acquis, j’ai adoré, mais ce n’était pas encore assez fin pour moi. » Elle mène alors des expériences, comme démancher son feather pour l’attacher à son doigt, mais n’obtient pas encore le résultat escompté. « Avec un ami chaudronnier, nous avons donc créé une première bague. »
Finalement, l’an dernier, l’ingénieur Samuel Bonnard concrétise l’idée. « On lui a donné le prototype et il a réussi à façonner l’outil parfait, avec une coupe et un tranchant au plus proche du ciseau. Comme il est rotatif, on peut plier le doigt, la lame étant courte, on peut le garder même quand on fait autre chose. » Cette innovation, 100 % française de surcroît, va marquer l’histoire. Pour preuve, l’engouement qu’il suscite déjà. « Depuis le MCB, les commandes affluent en France et même à l’international, par téléphone ou via notre site marchand. »
Il faut dire que l’entrepreneuse sait de quoi elle parle. Si elle officie dans le salon familial, située dans la région stéphanoise, avec son mari et son fils Alexandre, cette passionnée a toujours eu la curiosité de regarder ce qu’il se passe ailleurs. « Dès mes débuts en 1991, j’ai suivi des formations partout… Chez Maurice Melone, Vidal Sassoon ou Llongueras. Je voulais connaître des méthodologies différentes. » Cette soif d’apprendre paie ! En 2009, recrutée par Thierry Tixier, elle intègre l’équipe artistique d’Eugène Perma. Ambassadrice et formatrice pour la marque, elle est hyperactive. Elle crée ses propres collections, conjuguant audace et singularité. Généreuse et passionnée, elle aime aussi échanger avec d’autres communautés. Après avoir rebondi en organisant des sessions d’e-learning dès le premier confinement, elle se prépare à repartir à l’étranger pour des formations avec Eugène Perma. En parallèle, elle travaille sur un nouveau projet… Mais chut !
Sa vision du métier
« Nous faisons le plus beau métier du monde. Certes, on ne sauve pas des vies mais rendre une femme belle et heureuse, c’est une chance ! Il faut le préserver. La coiffure étant en constante évolution, il est primordial de se former. Tout évolue : les techniques, la pensée. Les réseaux sociaux accélèrent encore le mouvement. Quand la cliente vient, elle sait de quoi elle parle ! On sait que seuls 10 % des coiffeurs se forment en France, c’est trop peu. Les jeunes nous échappent. Il faut les intéresser au métier, trouver ce qui les stimule. La coiffure a cet avantage : elle ouvre de nombreux horizons. Il y a la vie au salon, bien sûr, mais aussi le studio, la formation, l’artistique. Moi-même, j’ai longtemps été coupeuse. Depuis peu, je me forme à la technique. Allier couleur et coupe, c’est exceptionnel ! »
Ses conseils aux jeunes
« Faites votre métier avec amour, envie et conviction. Un travail est pénible quand on ne l’aime pas. Soyez curieux, partagez, persévérez… Allez à la rencontre des professionnels. Il y aura forcément une personne qui vous boostera. »
Les dates de sa vie
2000 : Ouverture du salon Franck Batit Coiffeur Visage (42700) avec son époux
2009 : Arrivée chez Eugène Perma
2021 : Lancement du Hairblade au MCB
Biblond, pour les coiffeurs !








La bonne blague…
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