Les coiffeurs sont souvent confrontés à une triple problématique lorsqu’ils souhaitent céder leur salon ou transformer une valeur d’entreprise en patrimoine personnel : Combien vaut mon salon ? Qui serait capable de l’acheter ? Quand est-il judicieux de le vendre ? Il existe une solution permettant de transformer son patrimoine professionnel en patrimoine personnel : le rachat à soi-même, appelé également dans la langue de Shakespeare « Owner Buy Out ».
#01 – LE PRINCIPE DU RACHAT À SOI-MÊME
1. Le chef d’entreprise coiffeur constitue une entreprise dans laquelle il devient associé ou actionnaire (SARL ou SAS).
2. Il signe avec lui-même une promesse de cession sous conditions suspensives de financement.
3. Il met en concurrence les banques pour obtenir les meilleures conditions de financement.
4. Une fois l’emprunt accordé, le coiffeur signe avec lui-même l’acte définitif et encaisse les fonds sur son compte personnel, financés par sa propre entreprise.
#02 – VALORISER SON SALON
Un actif professionnel vaut ce qu’il est capable de rembourser. Il est donc important pour le coiffeur de valoriser l’entreprise à partir de sa capacité d’autofinancement réelle, c’est-à-dire le montant de trésorerie ou de cash que le salon est capable de générer une fois toutes ses charges et emprunts payés.
#03 – LA FISCALITÉ DE CESSION D’UN ACTIF PROFESSIONNEL
– Fiscalité sur la plus-value du vendeur
Il est possible dans certains cas de ne pas payer la plus-value selon les seuils de chiffre d’affaires, conditions de départ à la retraite, et détention directe ou indirecte des titres de l’entreprise.
– Fiscalité pour l’acheteur : les droits d’enregistrement
Une cession de fonds de commerce ou une cession des titres de sociétés de personne (SARL, EIRL,
EURL, SNC…) doit faire l’objet d’un enregistrement dans le mois suivant sa réalisation. Elle est alors soumise à des droits d’enregistrement normalement acquittés par l’acheteur s’élevant à 3 % pour la part du prix comprise entre 23 000 et 200 000 € ou 5 % pour la part du prix supérieure à 200 000 €.
Lors d’une cession de titres de société par actions (de type SAS), les droits à payer sont de 0,1 %.
#04 – POUR QUI ?
L’OBO n’a de sens que si la capacité d’autofinancement du salon est suffisante pour absorber le remboursement de l’emprunt. Il est préconisé d’être propriétaire de son salon depuis au moins 5 ans et d’avoir une bonne cotation bancaire (NDLR : demander à votre banquier votre score de cotation « Bâle 3 »). Le coiffeur trop endetté ou celui qui a une panne récurrente de terminal de paiement électronique le samedi aura peu de chance de voir son projet aboutir…
Biblond, pour les coiffeurs !









C’est à dire, très peu de patrons de salon… Quand on constate que plus de 52% des salons déclarent – de 400 à 800€ de revenu!!!
C’est à dire, très peu de patrons de salon… Quand on constate que plus de 52% des salons déclarent – de 400 à 800€ de revenu!!!