À l’initiative de Bernard Stalter, président de l’Unec, les coiffeurs ont organisé leur grand débat national. « Les coiffeurs ne s’y retrouvaient pas dans les thèmes proposés par le président. Avant d’évoquer la fiscalité et la transition écologique, nous voulions parler économie et emploi. Les TPE et PME, qui représentent 30 % de l’économie nationale, ne peuvent pas toujours être les oubliées », rappelle le président de l’Unec. Vous avez été nombreux à participer et faire entendre votre voix.
Voici les 5 propositions des coiffeurs que l’Unec entend défendre auprès des pouvoirs publics.
# 01 – LUTTER CONTRE LA CONCURRENCE DÉLOYALE
Absence de détention de Brevet professionnel pour ouvrir un salon ou encore personnel non déclaré : la concurrence déloyale a plusieurs visages dans la coiffure. Pour lutter contre ce fléau, l’Unec demande une limite dans le temps pour les micro-entreprises. « En deux ans, l’entrepreneur doit savoir si son entreprise peut perdurer », affirme Bernard Stalter qui ne ferme pas la porte à la microentreprise pour permettre à des jeunes de démarrer.
#02 – UNE BAISSE DES CHARGES
La coiffure, qui travaille avec beaucoup de main-d’oeuvre, est un secteur particulièrement pénalisé par les charges salariales. « La situation est d’autant plus injuste que de nombreuses entreprises du CAC 40 remplacent aujourd’hui la main-d’oeuvre par des machines », déplore Bernard Stalter qui n’hésite pas à qualifier la baisse des charges de « vitale pour la profession » et propose même d’instaurer une taxe sur les machines, mais aussi de diminuer les prélèvements des banques sur les TPE.
#03 – LA SUPPRESSION DE LA MÉDECINE DU TRAVAIL
Les coiffeurs ont tous émis le voeu de voir modifier, voire supprimer, la médecine du travail qu’ils payent tous les ans pour leurs salariés alors que ces derniers ne voient le médecin du travail que tous les cinq ans. « Il serait plus simple de remplacer la médecine du travail par une visite annuelle chez le médecin généraliste du salarié », revendique Bernard Stalter.
#04 – UNE BAISSE DE LA TVA
Déjà très « plombés » par les charges salariales, les coiffeurs sont également soumis à une TVA à 20 %. « Injustifiée, car nous vendons peu de produits, toute la
profession le sait », affirme Bernard Stalter qui milite pour une TVA à 10 %.
#05 – LA RECONNAISSANCE DU SECTEUR
C’est, aux yeux de Bernard Stalter, le point le plus important. « Les coiffeurs doivent se fédérer pour peser. Ils seront ainsi écoutés et nous pourrons avancer », martèle le président de l’Unec. Avant de rappeler : « Les artisans aménagent les
territoires car les métiers de service font vivre le coeur des villes. Toutes les villes
devraient avoir une politique Coeur de ville, et pas seulement certaines. Emmanuel Macron doit soutenir les secteurs qui maintiennent l’emploi ! »
Biblond, pour les coiffeurs !











