Développer son CA : le leadership

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Plus d’un salarié sur deux estime que son supérieur ne reconnaît pas son implication, ni ses efforts. Et si tout venait du leadership ? Bien manager, communiquer, accompagner, oser faire des choix, oser entreprendre, bref, oser être soi, cela s’apprend. En faisant preuve d’agilité et de bienveillance.



LEADERSHIP ET COMMUNICATION

Pour assurer la cohésion d’équipe, le manager doit instaurer de la communication. Il est indispensable de prévoir des réunions avec des objectifs distincts : faire un point sur l’avancement du projet, résoudre une
difficulté particulière au sein du salon ou ouvrir un sujet libre. Mais, comment piloter avec des collaborateurs aux statuts parfois différents ? Une des pistes consiste à ce que, chaque semaine, un collaborateur présente
aux autres ses activités, ses techniques pour mieux les faire comprendre. « Le dirigeant, en proposant cette méthode, rend ses collaborateurs responsables de la cohésion d’équipe et se facilite la tâche », précise Jessica Bowes, manager générale des salons Toni&Guy France. La clé, selon elle, pour un bon leadership et favoriser la cohésion d’équipe : supprimer le rapport hiérarchique purement « control freak ». « Optez plutôt pour un management bienveillant, faites confiance à l’équipe. » Et toujours expliquer pourquoi on agit de telle ou telle manière. Et si vous avez beaucoup de rigueur et une grande force d’adaptation, supprimez tout lien
de subordination afin que chacun ait la possibilité d’exprimer son leadership… Et se passer d’un manager !

STÉPHANE BACHELIER À LA TÊTE DE 20 SALONS YZATIS IMPLANTÉS À TOULOUSE ET DANS SIX AUTRES DÉPARTEMENTS

« L’image d’un dirigeant rassurant et fédérateur, capable de guider son équipe en toute circonstance est le voeu de tout collaborateur. Et la prospérité de l’entreprise clairement établie. Pour y parvenir, il faut toujours fédérer autour d’un projet et valoriser le parcours des personnes. Deux missions indispensables ! D’autant plus que je ne suis pas coiffeur de formation, donc il est difficile pour moi de miser sur le charisme artistique avec les 130 collaborateurs du groupe. Et avec la crise que nous traversons, le dirigeant doit davantage faire preuve d’humilité. J’ai aussi arrêté de regarder les tableaux de bord et j’ai repensé différemment mon leadership tout en gardant l’ADN d’Yzatis. J’ai beaucoup communiqué par vidéo avec les équipes pour continuer à créer du lien, de la visibilité et de la cohésion. Je suggère des leviers de développement aux managers dans leur quotidien, sans être trop paternaliste. Être là sans être là, tout est une question de dosage dans le leadership. »

LAURENCE ET FABRICE BERNIER À LA TÊTE DE NEUF SALONS ACTÉO COIFFURE À ANGERS ET À RENNES

« Pas de salon performant sans projet ambitieux. Alors, pour que votre ou vos collaborateurs se sentent bien, offrez-leur la vision d’un futur captivant. Car souvent, pris dans leur quotidien, les collaborateurs oublient qu’ils ont un rêve à construire. Et ils s’épuisent dans un processus répétitif, de routine qui détruit la motivation, dégrade les résultats du salon et les relations. Alors, un bon leader, c’est quelqu’un qui entraîne la troupe dans un projet fédérateur, une personne qui éduque, recadre et récompense ses salariés. Il faut pour cela être constamment dans l’échange, l’écoute active et la délégation. Nous avons mis en place une messagerie interne pour communiquer entre salons et consulter les réalisations techniques du groupe, nous avons réalisé des vidéos tutos produits, employé une community manager pour appuyer le sentiment d’appartenance… Depuis quatorze ans, même en période de pandémie de Covid-19, notre chiffre d’affaires est en progression. Enfin, un salon qui n’a pas la passion de servir et un dirigeant qui n’a pas l’art de féliciter et de récompenser ses salariés, ne connaît pas l’expansion. »

JESSICA BOWES MANAGER GÉNÉRALE DES SALONS TONI&GUY FRANCE

« Le leadership se révèle souvent dans les moments de crise ou, plus généralement, face à un problème qui surgit, comme celui du confinement et de la fermeture, du jour en lendemain, des salons de coiffure. Avoir l’attitude adéquate, développer la valeur ajoutée d’une équipe, la faire participer en l’intégrant aux processus de décision, sur le mode du collaboratif… Voilà quelques-unes des compétences que tout dirigeant doit cultiver. C’est pour cela que, par exemple, j’organise des rendez-vous individuels avec tous les collaborateurs, mis en place trois fois par semaine pendant le confinement, sur la base du volontariat, des “social hours” : des rencontres avec des mentors internationaux Toni&Guy pour parler non pas de technique mais de choses plus personnelles pour mieux se connaître. Le leadership est une question de professionnalisme et de crédibilité. Avec toujours le même challenge : faire ses preuves. »



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