Il faut savoir s’entourer pour progresser. Mais l’intuition ne suffit pas pour former une dream team. Tour d’horizon des bonnes pratiques pour identifier, séduire et conserver son bras droit.
IDENTIFIER LE BON PROFIL
Tous s’accordent à dire que mettre la main sur la bonne personne est primordial. C’est en allégeant la charge de travail que le bras droit permet au dirigeant de se consacrer pleinement au développement du salon. Sans atomes crochus, le tandem ne fonctionnera pas. « La process communication » a permis à
la Nasa de constituer son équipe d’astronautes. Très utilisée dans les grands groupes, cette grille utilise six profils dotés chacun de son identité propre. Exemples :
– Si vous êtes créatif et doué pour le développement commercial, optez pour un bras droit qui soit un bon gestionnaire, rigoureux et consciencieux
– Si vous êtes perfectionniste, sachez dénicher une personne ayant un sens aigu des priorités
– Si vous avez tendance à être trop autoritaire et directif, relâchez la pression.
Rappelez-vous aussi que cela n’est pas toujours si confortable de jouer les seconds couteaux. Le risque d’un bras-droit ? Être perçu comme un simple adjudant-chef tout juste bon à exécuter les ordres du boss.
JÉRÔME REYNARD
DIRECTEUR COMMERCIAL DES SALONS DAMERET ET BARBER CREW DANS LE SUD-EST DE LA FRANCE
« Clairement, le bras droit est la personne la plus importante dans un salon.
Souvent, l’erreur que l’on peut commettre, c’est d’embaucher quelqu’un qui a les même compétences que le dirigeant ou qui a un lien affectif. Mauvaise pioche ! Il faut savoir s’entourer de personnes qui sauront améliorer vos points faibles. Bref, des gens qui ont des compétences complémentaires, qui n’ont pas peur de prendre des initiatives pour solutionner les problèmes. Car c’est souvent de la logique et du bon sens. Autre qualité primordiale : l’exemplarité. Depuis six ans, avec Nicolas Cervellon, président et fondateur de Dameret, notre bras droit, si on peut l’appeler ainsi, est avant tout un homme de confiance. Il s’appelle Jean-Philippe Laugé et nous avons une vision commune pour les salons. Nos échanges sont quotidiens. Ensuite, on se retrouve tous les quinze jours pour les points plus précis et toutes les six semaines pour les animations à venir et les chiffres. »
FABIEN RUIN ET SA FEMME DELPHINE LEBEGUE
À LA TÊTE DE 13 SALONS COIFFURE PLUS, SITUÉS ENTRE CALAIS ET REIMS
« Si, aujourd’hui, nous n’avons pas pris l’option d’un bras-droit, c’est parce que nous sommes deux, ma femme et moi, pour diriger le groupe. Nous nous répartissons les rôles, l’organisation, partageons la même vision, bâtissons la stratégie, le développement des salons… Il est vrai que souvent la semaine de 80 heures ne suffit pas. Heureusement, nous pouvons aussi compter sur l’appui de nos managers avec lesquels nous avançons chaque jour. Nous nous retrouvons au siège tous les mois pour faire un point sur l’ensemble des activités et des projets, en plus des visites ponctuelles dans les salons. Il faut savoir entretenir des relations proches avec ses collaborateurs. Pendant vingt-sept ans, j’ai été le bras droit au sein d’un groupe. Alors, la fonction, je la connais bien. Si je devais, dans mon organisation, recruter et motiver un bras-droit, j’actionnerais deux leviers : le premier, un intéressement aux bons objectifs de l’entreprise, et le deuxième, l’octroi, au fil des ans, d’un pourcentage du groupe. L’objectif ? Permettre à la personne de devenir un(e) associé(e) de la société. »
KEVIN CIARRO
ASSOCIÉ AVEC SA FEMME DE CIARRO’S BARBERSHOP À WALCOURT
« Il y a quelques mois, nous avons décidé de recruter un bras droit afin d’accélérer notre développement. Nous avons alors ouvert le poste à l’ensemble de notre équipe. Nous avons fait passer des entretiens. Questions, jeux de rôle… Ces actions permettent de déceler plus facilement la personnalité du futur bras droit. Car finalement, un bras droit, c’est une personne qui fait le trait d’union entre le(s) dirigeant(s) et l’équipe, sait gérer le stress, a un esprit d’équipe et aime les défis. Elle doit cependant respecter à la lettre les process instaurés, gérer les commandes, les opérations commerciales, les plannings, la relation clientèle et celle de l’équipe. Nous faisons un point financier hebdomadaire et une réunion plus approfondie chaque mois, qui découle ensuite sur une réunion d’équipe. Et puis, parce qu’un bras droit bien rémunéré est un collaborateur fidélisé, je conseille fortement, dans une logique intrapreuneuriale de bien payer ses salariés. D’ailleurs, c’est très simple, depuis dix ans, mon taux de turn-over est de 0 %. »
Biblond, pour les coiffeurs !











