Développement durable : n’oubliez pas le social !

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Quand on pense développement durable, on associe le concept à sa composante écologique. Pourtant, le socialement durable, ou la protection de l’humain, est aussi une notion incontournable quand on aborde cette démarche.

Développement durable (DD)… Deux termes qui regroupent un concept plus large que la « simple » préservation de l’environnement. Ils doivent aussi intégrer la notion de fragilité humaine, principal moteur de la bonne santé économique d’une entreprise, elle-même subordonnée aux enjeux environnementaux.

On parle ainsi de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités », selon la définition du ministère de l’écologie.

Un critère « labellisant »

Au sein des Institutions de la coiffure, le label « Développement durable, votre coiffeur s’engage » prend en considération les engagements sociaux des salons souhaitant être labellisés. Mais c’est surtout en matière de santé que l’audit reste vigilant : « Nous observons la politique sociale des salons par le prisme des différents facteurs sanitaires : les TMS [Troubles musculo-squelettiques], les allergies, l’incapacité et l’invalidité professionnelles… »

Le coiffeur bordelais Michaël David, très engagé dans le développement social, insiste sur la dangerosité des TMS. « Nous sommes très attentifs à ce problème et je sensibilise régulièrement mes employés sur leur façon de se tenir. » Les Institutions de la coiffure rappellent que « chez les coiffeurs, les TMS représentent la moitié des maladies professionnelles reconnues ».

Les salariés acteurs du DD

« Quand je me suis lancé dans le développement durable, il y a trois ans, je me suis intéressé au segment social, qui correspondait bien à ma philosophie », explique Michaël David. Le coiffeur bordelais attache une grande importance au bien-être de ses employés : deux évaluations par an leur permettent de faire le point sur leurs objectifs et leurs aspirations professionnelles.

Dans le même temps, Michaël organise deux réunions par an avec tous les acteurs de son entreprise « dans un cadre informel et privilégié ». Pour la répartition du temps de travail et des salaires, il insiste sur la notion « transparence et équité », afi n que personne ne se sente lésé.

Mieux : une salle de repos, dotée d’une cuisine équipée, est à disposition de ses douze salariés ! Aux Institutions de la coiffure, on encourage ce genre de politique et on se félicite de constater que « de plus en plus d’employeurs impliquent leurs salariés dans leur démarche DD ».

Thomas Roure

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