Vous projetez de reprendre un salon et d’y faire des travaux pour le moderniser. L’idée est belle sur le papier, mais plus compliquée à mettre en oeuvre côté financier. Épargne personnelle, prêt d’honneur, crowdfunding… Biblond vous aide à y voir clair dans les possibilités de financement qui s’offrent à vous.
POUR QUE LE BANQUIER DISE OUI !
La première idée, c’est d’aller voir son banquier pour négocier un prêt. Ne rêvez pas : inutile de vous déplacer si vous ne disposez pas de fonds propres équivalents de 20 à 35 % du prix de vente du salon, selon l’agence France Entrepreneur. Si vous ne disposez pas de fonds propres suffisants, vous pouvez faire appel à un organisme tiers de caution mutuelle comme la Siagi qui partage alors les risques avec la banque (voir encadré). BPI France a également mis en place une garantie Transmission qui facilite l’accès au crédit bancaire pour financer la reprise d’un fonds de commerce. Elle représente 50 % du concours bancaire et, avec l’intervention conjointe de la région, la garantie peut atteindre 70 %.
LES PRÊTS D’HONNEUR
Si vous ne disposez pas des fonds suffisants, la plupart des régions proposent aux entrepreneurs des prêts d’honneur, lesquels sont souvent accompagnés d’une aide pour monter le plan de financement. Réseau Entreprendre propose un prêt d’honneur sans intérêt ni garantie, remboursable sur cinq ans. D’un montant de 9 700 € en moyenne, celui d’Initiative France est accordé par un comité d’agrément. Enfin, l’ADIE vous prêtera jusqu’à 10 000 € si une personne de votre entourage se porte caution.
LE FISAC : UNE AIDE BIENVENUE
Le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (Fisac) fournit lui aussi des aides financières sous forme de subventions après sélection des dossiers de demandes. Plafonnée à 75 000 € (HT), l’aide du Fisac peut atteindre au maximum 30 % des dépenses de fonctionnement de l’entreprise et 20 % des dépenses d’investissement.
LE FINANCEMENT PARTICIPATIF
Enfin, n’oubliez pas les plates-formes de crowfunding telles kocorico ou tudigo, conçues pour des projets à dimension locale. Ce financement participatif peut s’exprimer sous forme de don avec ou sans contrepartie. À noter : la contre partie peut vous permettre de créer une primo communauté de clients !
LE CRÉDIT AU VENDEUR
Vous pouvez aussi tenter de demander un crédit au vendeur du salon que vous convoitez. Il s’agit en fait d’un prêt avec ou sans intérêt, consenti par le vendeur s’il n’a pas besoin d’argent très rapidement, dont vous devrez fixer ensemble le montant et les modalités de remboursement. Souvent considéré par les banques comme un gage de confiance du cédant, le crédit au vendeur peut aider à obtenir un emprunt bancaire.
Décidez votre banquier à l’aide de la Siagi
Adossée à l’Unec, la Siagi vous permet d’accéder plus facilement au crédit bancaire. Elle propose notamment la garantie Reprise. Pour en bénéficier, vous contactez l’Unec afin de parler de votre projet et de travailler ensemble son aspect économique. La Siagi donnera ensuite sa validation financière tout en essayant de vous faire bénéficier grâce à ses partenaires de la meilleure couverture du risque crédit. En clair, la Siagi peut vous aider à décider votre banquier si ce dernier hésite à vous accorder un prêt. En effet, si votre dossier tient la route et a été validé par la Siagi, la banque partagera avec l’organisme le risque de crédit. Cela signifie en clair que si vous empruntez, par exemple, 50 000 euros, la Siagi se portera garante à hauteur de 50 % du remboursement de votre crédit. « Les coiffeurs doivent prendre l’habitude d’appeler l’Unec qui est notre partenaire ou de s’adresser directement à nous [siagi@siagi.fr]. Nous ferons en sorte que leur dossier soit bien ficelé et passe au niveau de la banque car nous connaissons tous les critères de décisions bancaires », explique Karine Desroses (photo ci-dessous), présidente de la Siagi. L’organisme valide près de 4 500 dossiers de garantie chaque année, dont une centaine concerne les coiffeurs. Un chiffre qui devrait grimper en raison du partenariat qui lie la Siagi et l’Unec. Par ailleurs, la Siagi dispose de correspondants locaux, répartis dans tout l’Hexagone, qui peuvent vous aider à monter votre dossier de reprise.
Biblond, pour les coiffeurs !










