1 marque, 1 histoire : Biblond

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Un jour, Barbara Petit de Mirbeck, directrice de publicité de Coiffure de Paris, décida de mener sa propre aventure. Commerciale de talent, douée pour les relations humaines, elle appréciait l’esprit de la profession et sa créativité…

Barbara Petit de Mirbeck avait une idée qui la remplissait d’énergie et que soutenait son mari, François Brouard, au solide profil financier, un tandem de choc : lancer un magazine décalé, plus impliqué et plus près des coiffeurs que les acteurs déjà présents sur le marché. Elle rêvait de réaliser une plate-forme d’échange entre fabricants et distributeurs de produits d’accessoires, artistes, artisans, franchisés, institutions, fédérations. C’est ainsi que Biblond est né en 2007, avec pour tremplin le Mondial Coiffure Beauté qui se tenait alors Porte de Versailles du 22 au 24 septembre.

La fabrication du tout premier numéro se fit sur le fil, avec fougue, comme tous les bouclages déterminants. À peine trois étaient au charbon : Barbara, Lila Schoepf et Erik Baroux. « On a travaillé jusqu’à la dernière minute, tard dans la nuit. On voulait vraiment surprendre avec ce nouveau magazine au MCB », se rappelle Lila, la rédactrice en chef. Dans cette première mouture, il y avait les quatre volets majeurs aux yeux de la directrice de publication : des personnalités de la coiffure et leur expertise (Portrait mystère, Confidences, Rencontre…), des modèles en images (Hair Code), un côté pratique avec les produits, et du débat.

Pourquoi l’avoir appelé « Biblond » ?
C’est le nom qui forge la marque. Biblond est venu du titre initial « Be Blond ou Brown », mais trop long, trop anglais, trop alternatif. Biblond n’a d’abord pas plus à tout le monde. Avec les années, quinze depuis que la 1 marque, 1 histoire marque a jailli de l’oeuf, il s’est imposé, reconnaissable par son soupçon de pétillement et sa présence rayonnante. La grande idée pour aller au plus près des professionnels, c’était de l’apporter gracieusement jusque dans les salons aux quatre coins de la France. Bimestriel dès le numéro 2, le magazine était acheminé dans les salons d’au moins un salarié, soit 35 000 lieux. Biblond voyait grand et a fait rapidement parler de lui. Mais alors qu’elle préparait le numéro 8, Barbara disparaissait brutalement en mars 2009. L’étoile montante allait-elle résister ? François décide de garder le cap et de continuer l’épopée avec Leslie Bazelot, à peine 23 ans, qui pensait n’y passer que trois mois et qui restera six ans, aux anges. Se succéderont ensuite Brigitte Dubus à partir de 2015, puis, Lila Schoepf qui revient à la rédaction en chef en 2019.

En septembre 2009, Biblond fête sa centième semaine d’existence (10 numéros) et inaugure entre autres la rubrique Business, promise à un grand avenir. Au numéro 15, il lance un jeu concours pour le MCB. Biblond se développe toujours plus, au plus près des coiffeurs, des marques et des concours en sillonnant toute la France. Et, pour toucher ceux qui ne le trouvent pas en salon, la première formule d’abonnement apparaît au printemps 2011 (19,50 euros les 7 numéros par an), comme la première appli mobile.



En septembre de la même année, la première édition de la Biblond Hair Battle propose de poster sur Facebook 1 à 3 photos avec la promesse d’être lauréats. En 2013, toujours en avant- MCB, est inauguré Biblond The Hairdresser permettant à de jeunes coiffeurs d’être recrutés par les plus grands noms nationaux, plus d’une vingtaine seront concernés. Les Biblond Hair Trends eux invitent à envoyer des photos de modèles de coiffure susceptibles de figurer en couv’ pour les meilleurs. Sera même noué un partenariat avec les Eurockéennes. Et en 2019, Biblond invente le concours The Hairfluencers. Poussé par le désir de rester à la pointe, le magazine n’a cessé de jouer le poisson pilote pendant plus d’une décennie. Entre 2012 et 2015, de nombreuses personnalités de la profession sont invitées de la rédac’ (David Lucas, Éric Léturgie, Patricia Rameau, Patrick Ahmed, Laure Gabillet, Béata Bourillon…). En 2015, c’est l’arrivée des annonces de recrutement. À la fin de 2020, #Biblondjob. La maquette et le rubriquage connaissent plusieurs refontes. Avec toujours le souci d’être au plus près des coiffeurs, la dernière grande formule en septembre 2018 s’avère révolutionnaire : trois Biblond en un seul : un cahier Inspiration, un cahier Business et un cahier Millennials. Une présence à 360°, avec les réseaux sociaux, le Web, les salons.

Cent numéros après, toujours sur la brèche, Biblond aura réussi à devenir une marque leader.

Dates clés

2007 Biblond naît
2009 Cent semaines et dix numéros
2013 The Hairdresser
2018 Trois Biblond : Inspiration, Business, Millennials
2019 The Hairfluencers
2022 Centième numéro

Interview FRANÇOIS BROUARD
Éditeur Biblond

Quel est ton meilleur souvenir de la réalisation de ces cent numéros ?

Sans aucun doute le numéro 1. Ce n’est pas moi qui étais responsable du projet, mais assister à la naissance, à la réalisation puis au lancement de cette idée a été très excitant. Barbara, Lila et Erik ont oeuvré jusqu’à la dernière minute pour achever ce premier numéro. Le projet de couverture a même été trouvé vers 6 h du matin, deux heures avant l’impression.

Quel est le moment qui a été le plus difficile depuis quinze ans ?

Beaucoup d’événements de la vie d’une entreprise sont difficiles à surmonter, mais le décès de la dirigeante en 2009, qui était aussi ma femme et la mère de mes enfants, efface tous les autres. C’était un énorme pari de décider de reprendre à ma charge ce magazine. Il m’a fallu une dizaine d’années pour me sentir pleinement à la tête de Biblond.

Ambitionnais-tu d’en faire le leader du marché ?

Absolument pas, et c’est une immense fierté, lourde de responsabilité d’être à cette position. Biblond devait juste prendre une place qui n’existait pas, aiguillonner le marché, permettre à des marques d’exister et mettre en avant tous les talents de la coiffure française.

Pourquoi ce projet de créer un magazine pour les professionnels de la coiffure t’a-t-il enthousiasmé ?

J’ai toujours voulu créer une entreprise sans jamais pouvoir trouver un projet exaltant. Quand Barbara, alors directrice de publicité de Coiffure de Paris, m’a fait part de son souhait de lancer un gratuit pour les professionnels de la coiffure, j’ai tout de suite adhéré. La répartition des rôles semblait évidente, à moi la partie finance, gestion et système d’information, à elle la partie business et contact avec le secteur.

Qu’ont trouvé les coiffeurs dans Biblond qui n’existait pas ailleurs ?

D’après les retours positifs que nous avons eu la chance et le plaisir d’avoir, Biblond est un vrai compagnon pour les professionnels de la coiffure. L’idée était de faire un magazine différent, centré sur les talents français de la coiffure : pour les coiffeurs et avec les coiffeurs. Je suis assez modeste d’habitude, mais c’est un réel succès.

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