Un mini CAP au Cambodge

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Le lien entre l’association Pour un sourire d’enfant et Serge Comtesse est aujourd’hui si naturel que le coiffeur fondateur des Self’Coiff ne se souvient plus précisément de la date du début de l’aventure. « Cela doit faire plus de dix ans, une amie était en contact avec le directeur de l’époque. »

Cette association vient en aide aux petits chiffonniers de la décharge de Stung Meanchey à Phnom- Penh au Cambodge. « Je me suis rendu sur place, et ça a été un choc psychologique, explique le coiffeur, nous avons choisi d’ouvrir une école de coiffure là-bas, et de tout faire nous-mêmes, du financement à l’installation. » Serge Comtesse dessine même les plans ! Pour financer ce projet, les coiffeurs du groupe ont travaillé près de trois heures bénévolement un lundi.

« Nous avons créé une sorte de CAP coiffure au Cambodge, détaille Serge Comtesse, cela n’existait pas avant. » Il y a cinq ans, le groupe a même ouvert une école d’esthétique. Serge Comtesse envisage encore d’organiser un grand show avec ses franchisés dans les grands endroits fashion du pays, et de créer un salon à Bangkok « où nos coiffeurs diplômés seraient placés en priorité, le niveau de salaire serait supérieur à ce qui est pratiqué dans le pays, car notre objectif est également de valoriser leur travail ».

Au Cambodge, il faut être issu d’une famille aisée pour faire des études de coiffure, car la formation s’effectue en Thaïlande. Grâce à l’action de Serge Comtesse, les petits chiffonniers, issus d’un milieu extrêmement pauvre, peuvent rivaliser et dépassent même ces fils de bonne famille.

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