Si elles sont moins visibles, les femmes sont bel et bien présentes dans le domaine de l’éducation.
Avec Beata Bourillon, Sandrine Favari et Sandrine Haxaire

Sandrine Favari s’est lancée dans la formation à un moment charnière de sa vie. En 2014, à la suite de drames personnels, elle lâche son grand salon pour un studio intimiste où elle officie seule sur rendez-vous et postule auprès du CAC. Anthony Galifot lui donne sa chance… Aujourd’hui, elle gère le pôle Coupe Femme de Cylea Formation.

Beata Bourillon commence dans les écoles puis se focalise sur la formation continue. Autodidacte, généreuse et passionnée, elle prend son envol en 2012 et se met à son compte. « Être indépendante m’a donné des ailes ! Tout était possible. » Propulsée, elle lance son livre de step by step, conçoit ses stages de A à Z, crée ou cocrée des collections, invente les Hair Training VIP, des séminaires à Cracovie, monte le groupe artistique Ladys. Membre de l’équipe artistique d’Eugène Perma depuis 2015, elle développe un concept de formation sur mesure et à la carte.

Même élan pour Sandrine Haxaire, dont le goût pour la transmission s’est révélé auprès des apprentis qu’elle a formés dans son salon. À 54 ans, elle cartonne avec sa formation Coupe merveilleuse 1,618, basée sur la coupe énergétique et écoresponsable, la consultation, la lecture du cheveu, l’écoute, la géométrie…
Le goût pour la transmission
Il faut dire que cette approche est le fruit d’un long cheminement. « Je ne voulais pas faire de belles coiffures mais rendre les gens heureux. Pour moi, un bon coiffeur doit être un excellent technicien. »
Par chance, sa patronne lui laisse carte blanche pour se former chez Sassoon, Toni & Guy ou Claude Juillard, père du visagisme. Après avoir géré la formation auprès de l’Unec Vaucluse, elle fait de l’éducation un sacerdoce. Il y a deux ans, épaulée par Stéphane Amaru, elle met en place son propre stage. Sa vision humaniste séduit en France comme à l’international.
La place de la femme dans la coiffure ?
Membre de l’équipe artistique de Men Stories, Sandrine Favari est plutôt optimiste. « On voit enfin des femmes s’imposer dans tous les métiers d’art.
C’est encourageant, la promesse d’un bel avenir. Au départ, j’étais une des seules femmes à former en barbe. Les hommes apprécient mon approche plus douce et les femmes se sentent en confiance. »
Pour Beata, elles sont souvent plus discrètes que leurs collègues masculins.
« J’en découvre tous les jours. Mais peu osent se mettre dans la lumière. Entre un homme et une femme, il n’y a pas la même quantité d’égo. Ce n’est pas péjoratif. L’égo, c’est ce qui donne le courage de s’exposer. »
Besoin de mixité
Sandrine Haxaire se souvient : « Quand il a été question de créer une commission pour revoir le CAP et le BP, j’étais la seule femme… Nous avons besoin de mixité, nous sommes complémentaires.
Je rencontre chaque jour des femmes incroyables ! » Bien souvent, les femmes ont du mal à s’imposer. Et pour cause !
« Elles mettent leur carrière de côté pour s’occuper de la logistique de la maison et des enfants. »
Mais pour Beata, avoir une famille ne doit pas être un fardeau. « Avec de l’organisation et de l’indulgence, on peut y arriver », conclut celle qui finalise déjà son futur projet, un concept formatif artistique.
Quand Sandrine Haxaire entend poursuivre le développement de son stage, Sandrine Favari de son côté se sent prête à gérer, de nouveau, une équipe dans une structure divisée en plusieurs bulles pour garder le lien privilégié avec ses clientes.
Biblond, pour les coiffeurs !








