Silicones dans les produits capillaires : sont-ils forcément néfastes ?

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Ingrédients courants des produits capillaires, les silicones font polémique. Myriam Roure, du département Recherche et Innovation chez Eugène Perma, démêle le vrai du faux pour vous.

 

Que sont les silicones ?

Le terme « silicone » couvre de nombreuses substances dont le squelette est composé par la répétition d’unités R2-Si-O (liaison d’atomes de silicium et d’oxygène), appelés « siloxane ». On peut lier des groupements organiques aux atomes de silicium pour créer des siloxanes polymérisés ou polysiloxanes, aussi appelés « silicones ». Leur origine est donc à la fois organique et minérale puisque le silicium est obtenu à partir de la silice. Les silicones les plus utilisées en capillaire sont les émulsions de diméthicone et diméthiconol, les émulsions d’amodiméthicone et cyclomethicones (silicones volatiles).

 

Les avantages des silicones dans les produits capillaires

Les silicones facilitent l’étalement du produit, forment un film perméable, apportent de la douceur et de la brillance. Dans certains cas, elles assurent une résistance à l’eau. Côté capillaire, les silicones ont un effet conditionneur, facilitent le démêlage, rendent les cheveux soyeux et réparent les pointes abîmées. Certaines silicones cationiques protègent les cheveux contre les dégradations provoquées par la chaleur. Dans les shampooings, elles diminuent l’affadissement des colorations. Dans les coiffants, elles aident à discipliner.

Les désavantages des silicones dans les produits capillaires

Dans le passé, des silicones de haute viscosité (gommes) pouvaient alourdir les cheveux en raison d’une accumulation au fur et à mesure des applications. Aujourd’hui, les émulsions de silicones s’éliminent très bien au rinçage. Les silicones volatiles ont fait l’objet d’études spécifiques en raison de leur possible persistance et toxicité dans les zones aquatiques.

 

Réglementation en Europe

En Europe, des études toxicologiques et environnementales ont été menées sur les cyclotetrasiloxanes et cyclopentasiloxanes (D4 et D5). Afin de lutter contre les méfaits sur la faune aquatique, les États européens ont adopté le 10 janvier 2018 le Règlement (UE) 2018/35 qui limite l’utilisation des D4 et D5 à 0,1 % dans les produits cosmétiques à rincer. La Commission européenne a estimé que le risque était moindre pour les produits cosmétiques qui restent sur la peau ou les cheveux en raison de l’évaporation des silicones volatiles dans le temps. La mesure s’appliquera à partir du 1er février 2020.

 

Qu’en disent les clientes ?

LUCIE, 22 ans « Je suis passée au “sans silicone”. Mes racines apprécient, mes pointes beaucoup moins ! »

CAROLINE, 26 ANS « Pour rien au monde je ne repasserais aux silicones. J’avais une coiffure indisciplinée et gonflante. Aujourd’hui, mes cheveux sont doux et lisses. »

SOPHIE, 35 ANS « Pour moi, les méfaits des silicones sont des rumeurs pour privilégier les soins naturels. Les silicones n’abîment pas les cheveux. Au contraire, elles apportent brillance et douceur. »

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