Santé – bien-être : allergies cutanées et respiratoires, les gestes préventifs

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Eczémas, démangeaisons, rhinites ou asthme… Deux coiffeurs sur dix seraient concernés par les allergies cutanées et/ou respiratoires, selon AG2R La Mondiale.

 

 

Les témoignages de coiffeurs devenus allergiques, souvent à vie, sont édifiants et les affections graves : asthme à vie, urticaire géant, psoriasis… «L’asthme est une épine pour la profession, souligne Pascal Gillet, docteur et président de Medialane, un centre d’appel qui accompagne le Pôle coiffure d’AG2R La Mondiale dans ses programmes de prévention santé. Les coiffeurs sont les plus touchés après les boulangers.» D’autant plus que l’allergie est vicieuse. Elle se déclare souvent après plusieurs années et une exposition répétée à un produit irritant.

Certains sont bien connus, comme les persulfates alcalins, déclencheurs d’asthme professionnel, ou encore l’ammoniaque, le paraphénylène diamine (PPD) ou l’eau oxygénée pour les allergies cutanées. « À long terme, les sprays coiffants, aérosols et autres laques provoquent aussi des irritations au niveau du nez puis des bronches », précise le professionnel de santé. D’autres agents comme les tensioactifs, contenus dans les shampooings peuvent entraîner des réactions cutanées. Surtout lorsqu’on les manipule à longueur de journée.

 



Quels sont les réflexes appropriés ?

Il est nécessaire d’acquérir de bons réflexes dès la formation. Pour la protection des mains, il est recommandé de ne pas les laver au shampooing mais avec un savon surgras, de les sécher avec une serviette et d’appliquer une crème hydratante. Car le travail prolongé en milieu humide favorise également l’apparition d’affections cutanées. « La précaution d’usage est de porter des gants, non seulement pour l’application des produits mais aussi pour leur rinçage. » Des gants à usage unique, bien sûr. Il en existe deux types : les gants « nitrile » pour les personnes allergiques aux protéines du latex, qui assurent, outre l’étanchéité, un bon gantage et une bonne résistance mécanique. Les gants latex non poudrés, avec finition chlorinée, hypoallergéniques, dans les autres cas.

Une aération au top

« Pour prévenir les allergies respiratoires et éviter que les polluants ne stagnent, la première des préventions est de disposer, selon la réglementation, d’un local dédié et fermé pour la préparation des colorations. Puis d’assurer une très bonne aération du salon grâce à l’utilisation d’une VMC et d’une hotte qui aspirera directement les polluants. »

Pour les décolorations, on préférera aussi des formules solides ou liquides, sous forme de pâtes ou d’huiles par exemple, plutôt que des poudres à reconstituer dont les émanations restent longtemps en suspension dans l’air. « Pour la préparation des colorations et des décolorations, il est recommandé de porter, en plus des gants, un masque FFP2. » Et, d’une manière générale, pour tous les produits utilisés, il est préférable de se renseigner sur la nocivité. On pourra ainsi plus facilement identifier ceux qui sont responsables d’allergies.

Enfin, le nettoyage fait aussi partie des mesures de prévention. Celui des sols, pour lesquels il est préférable d’utiliser un aspirateur ou de faire un balayage humide pour éviter de disperser les poussières. Celui des tablettes sur lesquelles se déposent les particules des aérosols et autres poudres, également. Et, pour les produits d’entretien utilisés, il est important de disposer des fiches de sécurité établies par le fabricant et qui détaillent les conditions d’utilisation.

Pour plus d’informations, www.ag2rlamondiale.fr



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