La Dépêche, Konbini, Le Parisien, Quelle époque présentée par Léa Salamé et Hugo Clément… Voilà une semaine que tous les médias s’arrachent Yoan-Louis Sudres. La particularité de ce coiffeur basé à Toulouse ? Une ressemblance frappante avec l’acteur Pierre Niney. Tout est parti d’une vidéo postée sur son compte Instagram devenue virale. Certains ont cru à une promo de l’acteur pour son prochain film. Biblond a voulu savoir qui se cache derrière le sosie…

Bonjour Yoan-Louis, voilà une semaine que vous faites la Une de l’actu… Comment l’expliquez-vous ?
Cela fait une dizaine d’années que l’on me dit que je ressemble à Pierre Niney. Dans la rue, il arrive qu’on m’arrête pour me demander si je suis l’acteur. Récemment, j’ai eu envie de me faire un mulet. A ce moment-là, les vidéos que je postais sur Instagram sont devenues virales ! Quand elles faisaient auparavant 5000 vues, certaines ont atteint les 600 000 vues. D’un coup ! Une vidéo sur la routine Curly a fait plusieurs centaines de milliers de vue. Et tout le monde commentait…
Comment est né ce projet de vidéos sur les réseaux sociaux ?
Cela fait 2 ans que je développe des vidéos sur Instagram. Je voulais faire le lien entre le côté éducatif et la côté salon, conjuguer pédagogie et coiffure ou déconstruire certaines idées reçues. Cela me permet de lier mes deux domaines d’expertise, puisque je partage ma vie entre ces deux casquettes, formateur pour Davines et coiffeur freelance en location de fauteuil.
Cette surmédiatisation vous a-t-elle ouvert des portes ?
Pour le moment, on me propose surtout des projets axés sur cette ressemblance. Je n’aspire pas à être le sosie de Pierre Niney. Participer à des émissions de relooking ou encore réaliser des chroniques… Pourquoi pas ? Si cet engouement soudain peut m’offrir des opportunités professionnelles, en lien avec la coiffure, je suis partant !
La bonne nouvelle, c’est que cette exposition permet de parler du métier de coiffeur…
Oui, j’aimerais que cette visibilité revalorise cette profession. Et donne de la crédibilité à l’artisanat. Il y a encore du travail. J’ai quand même eu, parmi les commentaires, une personne qui affirmait que je ne pouvais pas être coiffeur, parce que je m’exprimais trop bien. Si je peux aider, à ma manière, à valoriser le métier, cela me va !
Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Originaire de Montpellier, j’ai décidé de me lancer dans la coiffure après un Bac général. J’ai passé mon CAP en accéléré puis mon BP et mon Brevet de Maitrise. Après quelques expériences en salon à Montpellier, je suis monté à Paris pour travailler chez Toni&Guy. Mais la vie parisienne était trop intense pour moi. Je suis descendu à Toulouse pour travailler à l’Atelier de Maud, pendant presque 2 ans. J’ai eu besoin de faire un break avec la coiffure… Et là il y a le moment WTF de ma carrière ! J’ai travaillé pendant 8 mois en tant que comptable intérimaire chez SPIE qui accompagne les entreprises dans la transition écologique.
Surprenant… Comment êtes-vous finalement revenu à la coiffure ?
Pendant le Covid, je suis revenu à la raison…. J’ai décidé de revenir aux sources mais de manière différente. Je me suis lancé en tant qu’indépendant, coiffeur à domicile. En parallèle, je faisais de la formation dans les écoles privées pendant 3 ans puis je suis devenu formateur vacataire pour l’Education Nationale à Montauban. Finalement, je me suis rendu compte que j’étais plus à l’aise avec un public adulte. J’ai donc tout arrêté pour faire de la location de fauteuil chez mon amie et ancienne collègue, le salon TIA JJ. En parallèle, je fais de la formation pour Davines dans le Sud-Ouest. J’aime cet équilibre qui me permet de casser la routine. Je fais aussi bien de la coupe homme que femme mais mon domaine de prédilection reste la coloration.
Et l’avenir, comment l’envisagez-vous ?
Je n’ai jamais eu le projet d’ouvrir mon salon. Mais je suis prêt à découvrir d’autres facettes du métier… Coiffeur dans l’audiovisuel, en studio ou sur un plateau de cinéma, par exemple.
Biblond, pour les coiffeurs !







