Quentin Boulogne

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À 16 ans, j’ai quitté le Nord-Est de la France et j’ai débarqué à Paris pour frapper à la porte de Tony&Guy, sans même un CAP !

Je pense que chacun doit trouver la maison qui lui ressemble, qui le représente le mieux. Pour moi, c’était Tony&Guy et je me suis accroché pour être pris. Aujourd’hui, il faut utiliser Internet
pour se faire connaître, mais aussi pour se forger une culture mode. Lire des magazines est indispensable : Numéro, Vogue, Citizen K, Dazed & Confused… Tous mes premiers salaires sont passés là-dedans ! Il faut éduquer son goût artistique, son regard… Ainsi, j’emmène mon équipe voir des expos.

Je suis aussi un passionné de musique, j’écoute tout. Chaque style musical va avec une culture mode et un code coiffure. Ma clientèle est très « pointue » ! Nous sommes des créateurs d’image. Je pense qu’il faut accompagner son client pour qu’il trouve son propre style. Je reçois beaucoup de gens qui veulent une coupe pour aller au bureau, une autre pour sortir. Il faut créer des coupes qui peuvent s’adapter. Des mi-longueurs avec des zones très courtes dans les  intérieurs, par exemple, des dégradés très forts que l’on peut ébouriffer ou des franges  que l’on peut bien texturiser.

Deux derniers conseils pour tous les coiffeurs : apprenez l’anglais et bougez ! »

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