Quand il faut passer le ciseau : Comment mettre en vente son salon, partie 3

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Les petites annonces, c’est la voie la plus directe et économique, notamment en publiant votre offre sur les annonces de fonds de commerce, pour vendre son salon de coiffure. Voici les meilleures astuces !

 

 

Communiquer au maximum dans tous les réseaux possibles !

 

La presse régionale et nationale, Internet, sont des possibilités, en fonction de l’implantation géographique de votre salon. Dans tous les cas, il est prudent de bien préparer la rédaction de cette annonce. L’alternative à la vente directe est le passage par une agence, ou un mandataire de fonds de commerce. « Si l’on est pressé, mieux vaut passer par une agence immobilière ou un promoteur de biens », fait remarquer Damien Roux, nouveau directeur général du salon Didact Hair Building. L’agence apporte son expertise, facilite la rencontre du vendeur et de l’acquéreur.

De plus, pas mal d’entre elles assurent une prise en charge au niveau administratif : rédaction d’actes, séquestres, conseil juridique et fiscal, car la cession d’un salon est une cession d’entreprise qui réclame de bonne connaissances juridiques et fiscales.

Et en règle générale, mieux vaut rencontrer quelqu’un de spécialisé en fonds de commerce, plutôt qu’en immobilier. « La rémunération des agences varie selon l’importance du fonds de commerce à vendre, et la localisation, et l’agent lui-même, note Cyril Bazin. En règle générale elle s’élève entre 5 et 10 % du montant de la transaction. » Si sa rémunération vous paraît trop élevée, n’hésitez pas à en négocier le montant. Enfin, le mandataire présente aussi l’avantage d’avoir souvent un poids plus important pour convaincre  que le vendeur lui-même.

Comment rédiger une annonce ?

La localisation est la première mention, la plus lue. Le lecteur des petites annonces a en général une idée assez précise du lieu où il veut s’installer. Mais le vendeur tient à la confidentialité ! Ici, il convient de jouer finement. Car il y a toujours une contradiction entre la nécessité de vendre et le désir que le projet reste confidentiel. Les professionnels souhaitent que ni leur clientèle, ni leurs collaborateurs, ni leurs confrères ne soient au courant de leur démarche. Et pourtant, d’après le portail de l’Unec, dans 38 % des cas, c’est par le bouche-à-oreille que la rencontre repreneur vendeur s’effectue.

« Ne pas dévoiler le souhait de vendre, de peur d’affoler la clientèle ou l’équipe est une très mauvaise stratégie de communication », avertit Patrice Martin. Évitez les non-dits. « L’humilité et l’écoute sont nécessaires pour éviter les périodes de flottement avant une vente, tant à l’égard des salariés qu’envers la clientèle », soutient Michel Gomez. Et Cyril Bazin de conclure : « La transmission de la clientèle et des collaborateurs fait la réussite de la reprise. D’où l’importance de la communication en amont ! »

Quels renseignements donner ?

Pour Paris et les grandes villes, mentionner l’arrondissement ou le quartier n’est pas forcément suffisant. Donner plutôt des points de repère qui situent un lieu, une ambiance. Par exemple : « proximité cathédrale, grands magasins »… Pour la banlieue et les petites villes, préciser le secteur ou « à proximité de… ». « 

Éviter de trop embellir la réalité pour les points négatifs, autant mentir par omission. Pour souligner l’accessibilité, on peut écrire, suivant les endroits : « à proximité de la gare », ou un grand classique en province : « stationnement facile », « centre-ville », ou « ville en pleine expansion » si c’est le cas. Autant d’expressions qui dynamisent et retiennent l’attention de l’acquéreur éventuel.

Faut-il préciser la surface ?

Oui si elle constitue une spécificité. N’oublier pas de mentionner, si c’est le cas, l’existence de dépendances type réserve, sous-sol… si le salon a été refait récemment. Le loyer peut être mentionné, surtout s’il est modéré, ainsi que l’échéance du bail. Précisez, toujours si c’est le cas, le personnel à reprendre.

Attention aux formules type « urgent », « cause santé », elles sont à double tranchant. Il faut s’attendre à ce que les acquéreurs cherchent à faire baisser le prix, plus qu’habituellement. Derniers conseils : Évitez certaines heures pour les visites et privilégiez l’heure du déjeuner, le lundi, voire le matin avant l’ouverture si on travaille en journée continue.

Enfin, faites jouer votre intuition ! Essayez de sentir l’élément qui fera flasher le visiteur, ce n’est pas le même pour tous. Car dans le métier, les acheteurs fonctionnent aussi à l’affectif !

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