Portrait : Lucas Olivier Clauzel, confondateur de Noos Education et directeur du Petit Salon 38 à Bordeaux

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En pensant la coiffure avec une idéologie progressiste, ce visionnaire de 37 ans contribue à revaloriser un métier trop peu considéré. Formateur chevronné, il écrit les pages de l’avenir de la profession.

La coiffure, pour Lucas Olivier Clauzel, ce n’est ni un hasard, ni un choix par dépit. Il fait ses armes dans un groupe à Bordeaux grâce auquel il se découvre un profond intérêt pour l’éducation. En 2004, grâce à des formations chez Vidal Sassoon, il prend un virage idéologique. « Je découvre une école qui me ressemble, à laquelle je peux m’identifier et qui me donne envie d’évoluer. » Devenu formateur, il se perfectionne au sein de différents groupes et écoles dont la Trend’s Academy. Si bien qu’en 2011 il remporte deux Hairdressing Awards ! Un an plus tard, il entre chez Saco où il s’immerge davantage dans la culture anglo-saxonne en multipliant les allers-retours à Londres. Fort de ses expériences, il devient, en 2015, directeur du Petit Salon 38, l’un des salons les plus suivis sur les réseaux sociaux, connu comme un vivier de talents. Deux ans plus tard, en parallèle à cette activité de terrain, il fonde, avec Julie Alvarez, Noos Education, une académie de formation artistique. Le duo se positionne comme la nouvelle vague de la coiffure française. « Nous avons une approche cérébrale du métier. Notre vision progressiste entend offrir une méthode globale incluant la représentation sociale et le bien-être. » Quand il ne sillonne pas la France pour donner des formations, cet hyperactif est présent sur les grands événements. Il sera d’ailleurs sur la scène du Hair Congress aux Folies Bergère pendant le MCB by BS.

Sa vision du métier

« La coiffure est en pleine mutation et tous les acteurs doivent prendre leurs responsabilités pour la réinventer. Le coiffeur moderne doit avoir plusieurs compétences dans son bagage technique. Il doit être bon communicant, mais aussi sociologue, pour s’adapter à tout type de clients. Les institutions doivent créer des programmes en adéquation avec la coiffure d’aujourd’hui. Dans un monde globalisé, pourquoi l’anglais est si peu enseigné en CAP ? Pourquoi le modèle low cost est-il privilégié dans les programmes ? L’école doit rester le lieu du savoir ! »

Ses conseils aux jeunes

« Il faut se former et se cultiver sans cesse. Ne pas se limiter aux bases apprises à l’école. Lire, s’informer sur les réseaux sociaux, se déplacer lors d’événements. Vous devez comprendre le monde dans lequel vous évoluez. Ouvrez vos perspectives en trouvant une école de pensée ou des mentors sur lesquels vous appuyer. »

L’avenir

« Je suis optimiste. La nouvelle génération a beaucoup d’outils pour s’émanciper. Mais il faut que l’ensemble de la profession aille dans son sens, avec bienveillance. C’est la jeunesse qui soufflera le renouveau de la coiffure. À nous, les aînés, de valoriser son travail et de l’aider à s’exprimer. »

Les dates de sa vie

2004 : Début de la formation Vidal Sassoon Hambourg

2011 : Vainqueur de deux Hairdressing Awards

2012 : Débuts chez Saco dans la formation et l’artistique

2015 : Directeur du Petit Salon 38 à Bordeaux

2017 : Ouverture de Noos Education

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