Philippe Tapprest

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Directeur artistique de René Furterer, Philippe Tapprest a réalisé de nombreux défi lés de haute couture, notamment pour Paco Rabanne ou Inès de la Fressange.

 

« Il faut observer la cliente, sa façon de se déplacer, de s’asseoir. Si sa démarche semble un peu lourde, du volume ou des boucles pourront donner plus de légèreté à sa silhouette. Il faut aussi regarder la cliente dans le miroir, sans peignoir, savoir qui elle est, d’où elle vient. Les détails sont révélateurs : les bijoux, les accessoires, etc. Lorsque je regarde un visage, je m’appuie sur trois éléments : le regard, la bouche et les maxillaires. En fonction de ce qui me paraît le plus intéressant, je choisis la coupe et le volume : un carré souligne une bouche pulpeuse, une frange met en valeur un regard.

Pour bien comprendre la personne que l’on va coiffer, il faut lui poser des questions ouvertes. Si je lui demande sa profession, j’essaie d’en savoir le plus possible. Ce dialogue, pour lequel il faut compter une quinzaine de minutes, est essentiel.

Je réalise toujours la technique avant la coupe. Cela permet à la coloriste de s’adapter en fonction du style de coupe. Pour les cheveux raides, je coupe souvent à sec. En ce moment, avec le retour en force de la boucle, je travaille plutôt sur cheveux humides. Le coiffage se dessine au fur et à mesure. Il doit se faire pratiquement de lui-même. »