Si elle a commencé la coiffure un peu par hasard, Nahema a su saisir les opportunités que lui a offertes Jean-Claude Aubry. À force de motivation et de travail, elle a atteint les sommets au sein du groupe.
Née à Fez, au Maroc, Nahema s’installe en France avec ses parents dès sa première année. C’est à Toulouse qu’elle fait ses débuts dans la coiffure, elle a 16 ans. Dans un premier temps, parce qu’il faut gagner sa vie. « J’ai commencé comme assistante coiffeuse dans un salon traditionnel. J’étais très jeune, curieuse et motivée. J’avais envie d’exister. » Une rencontre va bouleverser le cours de sa carrière. C’était il y a vingt-deux ans… Le révélateur de talents Jean-Claude Aubry lui donne sa chance. « J’étais peu expérimentée, mais il est très attaché à la motivation et à l’envie. »
Aux côtés de ce perfectionniste, elle se sent stimulée. La voilà qui enchaîne trainings et événements, sans compter les heures. Et lorsqu’il est question de remplacer le coiffeur qui s’occupait de l’artistique à Paris, c’est le nom de Nahema, déjà formatrice, qui s’impose naturellement. La jeune femme saisit cette opportunité. Peu à peu, elle progresse. « Je suis un pur produit “ maison ” », plaisante-t-elle.
Elle gravit les échelons pour atteindre les sommets : assistante coiffeuse, coiffeuse, manager adjoint, manager… Aujourd’hui, elle est responsable de la formation, du marketing et de la communication et directrice artistique du groupe. « J’ai l’immense chance d’avoir un poste multifacettes… C’est très excitant et enrichissant. »
Le talent au service des vraies femmes
En parallèle, Nahema remporte de nombreux concours. Pourtant, cette femme reste humble et fidèle. Pour preuve sa collaboration avec le photographe Laurent Darmon, avec qui elle a fait ses débuts artistiques. « Nos visions et nos envies ont évolué dans le même sens. L’image et la collection doivent plaire à la cliente finale, celle qui passe devant nos vitrines. »
Pas question d’être dans la démonstration et le fantasme. Si elle profite du podium pour s’offrir une pause récréative et laisser aller sa créativité, elle avoue ne pas vraiment aimer être sous le feu des projecteurs. Son leitmotiv ? Mettre son talent au service des femmes, celles qui poussent la porte des salons Aubry. « On peut être happé par les paillettes. Je ne veux pas oublier la vraie cliente. »
Depuis dix ans, elle participe à une émission de relooking dont le but est concret, embellir une femme. « Ce rôle de révélateur, c’est l’essence même de la profession. » Pour cette passionnée, la magie du métier réside dans cette idée. « En trouvant le bon axe, on peut changer une vie », conclut-elle.
Mini bio
1992 : Rencontre avec Jean-Claude Aubry
1999 : Première participation au MCB
2009 : Trophée Schwarzkopf Hairdressing Awards du Meilleur Coiffeur de l’année et Trophée AIPP de la Meilleure Coiffure masculine
2009 : Nomination en tant que directrice artistique du groupe Jean-Claude Aubry International
Mon mentor, Jean -Claude Aubry
Nahema n’a de cesse de répéter qu’elle doit tout à son mentor, Jean-Claude Aubry, dont elle partage le quotidien depuis plus de vingt ans. « Cette rencontre est la chance de ma vie. Il me connaît mieux que moi-même et a une confiance aveugle en moi. Il m’ouvre de nouvelles perspectives et sait toujours ce qu’il me faut. Il a plus d’ambition pour moi que moi-même. Sans lui, je ne suis pas sûre que j’aurais osé faire tout ce que j’ai accompli. »
Mon style, la féminité
« C’est toujours féminin. Même quand on est sur du graphique, je reste dans la sensualité avec une pointe d’élégance. Tout m’inspire… Je suis une boulimique de presse, de design et de mode, bien sûr ! Ça paraît tellement évident, mais je suis attentive à l’allure des femmes. Quand j’ai le temps de me poser à une terrasse de café, j’observe les gens dans la rue. »
Ma passion du relooking
« Je participe à une émission de relooking depuis dix ans. On prend une femme quelconque et on met à sa portée tous les professionnels de la beauté. On commence toujours par la coiffure car c’est ce qui définit une allure. Le but est de réussir à découvrir sa personnalité. Puis, on lui propose alors deux ou trois axes de coiffure, selon cette analyse et sa morphologie. On est dans le concret. On embellit une vraie femme, sur laquelle on ne se retournerait peut-être pas avant le relooking. »
Moi, showgirl ?
Si Nahema a remporté de nombreux trophées, la scène reste toujours une épreuve pour elle. « Je suis un peu détachée aujourd’hui, mais au départ, c’était très violent, j’en étais malade. Je pourrais très bien me contenter d’organiser le show en coulisses. J’ai toutefois fait des progrès. Je suis très concentrée. Les gens veulent voir de la performance technique. C’est l’occasion de faire des coupes plus spectaculaires, de travailler de nouvelles matières et de nouveaux formats de manière très artisanale. »
Biblond, pour les coiffeurs !












