MCB by BS 2024 : à la rencontre de…

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Le MCB by BS est toujours l’occasion de faire de jolies découvertes et d’aller à la rencontre de professionnels et de dirigeants de marques capillaires pour échanger sur leur vision du secteur et leur projet. Compte-rendu de trois marques choisies parmi toutes celles interrogées.

CAROLINE GUDIN

Vous êtes à la tête de Wella France depuis cinq ans déjà…

Oui, mais mon poste s’inscrit dans une organisation bien plus globale. Wella, c’est plus d’une trentaine de filiales et plus de 100 pays où l’on distribue nos produits. Je m’occupe de la France et de la partie en aval, commerciale, marketing, adaptation à notre marché, à notre habitude de consommation et mon but est d’impliquer l’entreprise d’une manière durable et profitable et que l’on soit la meilleure différenciation en France.

Vous n’en seriez pas arrivée là si…

Si je n’en avais pas rêvé.

Combien de salons travaillent avec Wella aujourd’hui ?

8 000 salons de coiffure et un peu plus de 7 000 en coloration.



Comment se porte le marché capillaire français ?

Nous n’avons pas encore les chiffres officiels mais nous avons des tendances. La fréquentation serait en retrait et le ticket moyen, identique par rapport à l’année dernière et le chiffre d’affaires global, forcément moins bon. Mais la consommation côté salon remonte avec de nouveaux services et de belles innovations comme la coloration Color Touch, entièrement rénovée. Nous avons aussi sorti une collection, Golden Hour, déclinable dans les nuances du coucher de soleil, avec des nouvelles teintes.

Vos objectifs pour 2025 ?

Nous avons beaucoup d’ambition. Et nous accélérons le mouvement. On vient de rénover complètement Nioxin, notre gamme antichute. On enchaîne sur toutes nos gammes de colorations mais aussi de soins avec des services premium, uniquement chez le coiffeur. L’éducation et l’artistique sont aussi importants que le marketing et la communication. Les roadshows seront toujours présents en 2025.

Votre plus grande fierté professionnelle ?

Voir mes équipes qui ont « la banane » et qui sont « à fond les ballons ».

BERNARD BIGIAOUI

Vous êtes à la tête d’Urban Keratin avec Mélanie Audouin depuis 2010 ?

Oui, nous avons commencé en créant un service de lissage à la kératine, puis nous nous sommes vite orientés vers une stratégie de produits innovants et premium afin de donner de la plus-value aux coiffeurs.

Combien de salons travaillent avec vous ?

En France, avec le réseau direct et indirect, on est autour de 3 500 salons et 170 distributeurs.

Comment se porte le marché capillaire français ?

Comme le marché en général. Pas très bien. Pour notre part, nous allons terminer à + 10 % grâce à nos produits, nos innovations. Les soins capillaires profonds ont le vent en poupe et nous sommes heureux d’avoir noué un partenariat avec Maletti. Et on travaille sur un gros process de recherche et développement pour le printemps 2025.

Votre plus grande fierté professionnelle ?

D’avoir réussi ce que je ne pensais pas pouvoir réussir. « Tout seul on va vite ; ensemble on va plus loin », disait Nelson Mandela. En 2025, Urban Keratin fête ses quinze ans d’existence.

JULIE AUDOUIN URDANGARAY

Vous êtes DG France de L’Oréal Produits Professionnel, comment se porte le marché capillaire français ?

Il est négatif. Notre estimation du marché est à -2,5 % avec une baisse du trafic et une augmentation des tarifs.

Sur le salon, votre innovation Air Light Pro a fait sensation. Mme Françoise Gatel, la ministre déléguée à la Ruralité, au Commerce et à l’Artisanat, a même testé votre sèche-cheveux.

Nous sommes très contents du lancement du Air Light Pro. Nous avons dépassé nos attentes avec des retours très positifs de nos coiffeurs, avec notamment des économies d’énergie (- 10 % en électricité en deux mois) et une hausse du chiffre d’affaires : le brushing devient rentable grâce à son séchage plus rapide et une qualité de cheveux renforcée. Nous sommes en train de créer une marque, en passant par une phase de notoriété et de légitimité du produit. Ses performances, son look design et sa lumière infrarouge valorisent le métier et les coiffeurs vis-à-vis de la clientèle.

Des projets pour 2025 ?

Bien sûr. On continue dans la lignée de l’artistique et de l’inspiration avec un événement pour réinventer les salons, attirer les femmes vers les coiffeurs et donner aux jeunes l’envie d’être coiffeur. En coloration et en brillance, il y aura aussi des solutions dans toutes les marques.

Votre plus grande fierté professionnelle ?

Être exemplaire par rapport à mes équipes sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

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