Marco Geraci, fondateur du groupe Artemoda

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Basé à San Remo en Italie, Marco Geraci est tombé amoureux de la coiffure en devenant formateur. À la tête d’Artemoda, ambassadeur Mizutani, il se démarque aussi comme coach et influenceur.

Son parcours

Pas très emballé par la coiffure enseignée à l’école, Marco Geraci, passionné par la mode et la beauté, a une révélation quand il intègre le groupe Maurice Gérard. « On m’a offert l’opportunité d’être formateur dès l’âge de 18 ans, avec une vision noble du métier, dans une académie où l’on enseignait les premières coupes anglo-saxonnes en France. » Il découvre alors le milieu par la grande porte. Après dix ans en tant que formateur puis responsable de la franchise, il quitte tout pour ouvrir son premier salon à Lyon avec son associé, Bruno Estatoff. Puis deux, trois…

À la tête de six salons ouverts en huit ans, il s’aperçoit que sa place n’est pas là. Ce qui le fait vibrer, c’est l’éducation ! « J’aime transmettre. J’ai donc ouvert une académie puis une seconde avec Bruno… » En 2011, il rentre en Italie et crée le groupe Artemoda, qui occupe aujourd’hui 80 % de son agenda. Il propose aux adhérents de faire de l’artistique, de monter sur scène, de se former sans cesse. Il les accompagne aussi dans la gestion quotidienne de leur salon. Le but ? Leur permettre une progression rapide et leur faire retrouver le goût du métier, grâce à un parcours à 360°. Et que fait-il le reste du temps ? S’il étudie le coaching depuis dix ans, il s’y adonne réellement depuis deux ans. Quand il ne prodigue pas ses précieux conseils, il anime des conférences autour du développement personnel et professionnel. « Le premier outil de la réussite, c’est l’humain. La plupart des gens n’ont pas conscience de leur valeur. Mon objectif est de leur redonner confiance. »

Sa vision de la coiffure

« Couper ou colorer ne représente que 30 % de la réussite. Être bon coiffeur ne suffit plus. Il faut proposer une expérience différente ou inédite, mais aussi soigner son accueil. Les patrons ont souvent la tête dans le guidon. Avec mon regard extérieur, j’agis comme un entraîneur sportif et je les aide à évoluer sur leur terrain, le salon. À part la partie barber, le métier ne fait plus rêver. Je coache aussi les patrons pour attirer de nouvelles recrues dans leurs équipes. La coiffure doit se mobiliser pour séduire les jeunes qui ne veulent plus s’orienter vers ce métier, mais aussi faire rêver les consommateurs Pourquoi les clients rechignent-ils à dépenser 30 euros dans un salon alors qu’ils s’offrent des smartphones hors de prix ? Seuls ceux qui ont su anticiper les changements s’en sortent.

Ses conseils aux jeunes

« La coiffure peut être le plus beau métier du monde si elle est interprétée de la bonne manière. Il faut la vivre avec passion, s’entourer des meilleurs, débuter auprès des plus beaux salons pour s’élever, investir pour réussir. Participez aux événements professionnels et montrez votre motivation. Le CV ne suffit pas. Les patrons cherchent du personnel motivé qui a envie d’évoluer. Un coiffeur, aussi talentueux qu’il soit, s’il n’est pas motivé, sera dépassé par un moins bon mais constant dans ses efforts. »

Les dates de sa vie

1983 Débuts en tant que formateur chez Maurice Gérard
1993 Premier salon à Lyon avec Bruno Estatoff
2011 Création du groupe Artemoda
2019 Conférence coaching Les clés de la réussite

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