Aminés, de fruits, de fleurs, lactiques… Les acides font partie des composants-clés de l’industrie capillaire. David Brooks nous explique pourquoi.
Pourquoi utilise-t-on les acides en capillaire ?
Le pH dans les produits capillaires est un élément-clé. Un pH acide va fermer les écailles tandis qu’un pH alcalin les ouvre. Ainsi, après une coloration permanente, qui utilise l’ammoniaque pour ouvrir les écailles, on applique un produit acide pour les refermer. L’un des grands maux de notre époque est le déséquilibre acidobasique de notre corps, malmené par une mauvaise alimentation, le stress, la pollution… Utiliser les acides en capillaire permet ainsi de rééquilibrer le pH de la fibre et du cuir chevelu, mais aussi une formule dont le pH serait trop bas ou trop élevé. Ainsi, on trouve des acides dans les shampooings pour revitaliser des cheveux fatigués, protéger les écailles des agressions et apporter de la brillance.
D’où proviennent-ils ?
Les acides peuvent être d’origine naturelle ou synthétique. Chez Leonor Greyl, par exemple, nous utilisons les deux. L’acide lactique ou des acides de fleurs d’hibiscus.
Quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ?
S’ils sont utilisés correctement, les acides ne présentent que des avantages. À condition d’arriver à un pH correct dans le produit fini, ni trop bas ni trop élevé. Il est primordial de maintenir un pH correct pour le cuir chevelu par exemple. S’il y a un déséquilibre (trop alcalin ou trop acidique), les dysfonctionnements comme l’acné, les pellicules ou les irritations apparaîtront.
On peut les remplacer par…
Les vinaigres, très tendance, sont plus faciles à trouver. Cependant, ils ne sont pas aussi performants que les acides.
Quelle est la législation ?
Il n’y a pas de législation sur l’utilisation des acides, à condition de respecter la tolérance cutanée du produit fini. La réglementation française n’exige même pas la mention du pH sur les emballages.
Les autres acides utilisés en capillaire
Ceux-là n’ont pas forcément un pH acide et présentent d’autres propriétés.
– L’acide folique ou vitamine B9 est souvent pris en complément alimentaire. Il est présent, entre autres, dans l’avocat, les céréales, le germe de blé ou les noix.
– Les acides aminés, naturellement présents dans le corps humain et notamment dans les cheveux et les ongles. Ils entrent dans la composition de la kératine. On en trouve aussi dans les algues, les noix, le sésame, le soja…
– L’acide linoléique ou Omega 6, présent dans les végétaux, maintient l’hydratation.
– L’acide oléique ou Omega 3, présent dans les huiles végétales par exemple, maintient l’élasticité.
– Les acides gras (comme l’acide oléique Omega 9), présents dans les fleurs, nourrissent et rendent les cheveux souples et doux.
Biblond, pour les coiffeurs !








