Comme dans la mode ou l’art, il y a des connaissances indispensables à tout bon coiffeur. Pour peaufiner votre culture, Biblond vous fait réviser. La leçon du jour ? Jean-Marc Maniatis, coiffeur-star de la fashion sphère

Des débuts très « mode»
À 17 ans, le jeune surdoué fait ses débuts en studio pour les magazines Elle et Marie-Claire. Sa signature « mode » et son exigence appliquée aux coupes comme aux couleurs séduisent les grands couturiers, de Sonia Rykiel à Karl Lagerfeld en passant par André Courrèges pour lesquels il crée les looks des défilés.

Du studio au salon
Prisé par les It girls de la capitale, il ouvre son premier salon dans le 16e arrondissement en 1970. Succès immédiat ! Mannequins et actrices, qu’il coiffe déjà en studio, se bousculent au portillon. Il faut dire que l’enthousiasme de M. Maniatis est contagieux. « Les jeunes s’étonnent quand je leur dis que parfois nous voyions 150 clientes par jour puis, à 21 h, partions au magazine Elle pour créer la couverture. Nous étions dans une dynamique. Tout était si charmant que nous n’avions pas l’impression de travailler », nous raconte Solange Charmoz, qui a fait tout sa carrière chez Maniatis.

Une signature inspirante
« Découvrir ses créations dans les magazines, car on parlait bien de créations, des coupes sophistiquées et naturelles à la fois, c’est ce qui m’a donné l’envie de travailler avec et pour Jean-Marc Maniatis […]. Il avait une vraie identité, on avait envie de ce qu’il faisait. Les gens faisaient la queue pour être coiffés par lui. Il coiffait les stars… mais lui-même était une star. Il avait l’exigence des grands créateurs, à l’instar de ses homologues dans la mode, il réalisait des croquis de chacune de ses collections », nous confiait son ancienne collaboratrice Hélène Huynh, en 2023.
Une technique de coupe unique
En parallèle à ses activités en studio, le maestro invente une technique de coupe unique sur cheveux secs. La volonté ? Travailler la coiffure au naturel, dans son tombant réel. Précises et coupées sur de fines mèches à la pointe des ciseaux, les coupes Maniatis Paris se replacent parfaitement.

Devoir de transmission
Passionné, il savait transmettre l’amour de son métier à ses collaborateurs. Ces derniers ont su prendre le relais en formant à leur tour les nouveaux arrivants. « Il nous laisse en héritage une vraie richesse, celle de sa technique et de ses valeurs, que nous nous engageons à transmettre aux futures générations. Nous sommes fiers d’appartenir à cette maison, dont le style, l’exigence et la méthode sont les maîtresmots depuis plus de cinquante ans », souligne Alexandre Protti, directeur des salons Maniatis Paris. Résultat ? Seuls les coiffeurs Maniatis maîtrisent les techniques propres à l’enseigne.

Un exemple à suivre
« J’ai été témoin de l’implication de Jean-Marc Maniatis dans la formation de ses équipes. Il organisait beaucoup de trainings. J’ai décidé de remettre cela au goût du jour. Tous les deux mois, les apprentis s’entraînent autour de notre technique de coupe à sec avec leurs managers. Cela les rend fiers et leur donne envie de réussir », poursuit Alexandre Protti qui, pour rester fidèle aux valeurs fondatrices, organise chaque année une soirée durant laquelle il challenge l’ensemble de ses équipes.
Un héritage à préserver
Bien qu’il nous ait quittés le 31 décembre 2022, son esprit règne toujours, grâce aux soixante employés et aux quatre luxueux salons Maniatis Paris – trois à Paris et un à Neuillysur- Seine –, aux mains du groupe Provalliance depuis 2009. Les équipes s’évertuent à perpétuer la philosophie du visionnaire créatif qu’il était : une approche semblable à celle des maisons de haute couture. Les collaborateurs prennent le temps nécessaire pour créer une coupe unique aux lignes et volumes parfaits.
Biblond, pour les coiffeurs !







