Ève Briat présente Les cheveux dans les yeux, une émission qu’elle a imaginée pour sa chaîne YouTube Eve On Air, et qui donne la parole aux coiffeurs. Ève va plus loin et fait de ces interviews des parenthèses intimes, où les coiffeurs parlent librement. Elle partage avec nous ces moments privilégiés et nous propose aujourd’hui un portrait de Claude Baruk.

Claude Baruk, c’est le feu, l’ambianceur des coiffeurs.
« Entertainment » est le mot qui me vient pour parler de lui.
Quelqu’un pour qui la coiffure n’est pas une stratégie mais une vie. Homme d’affaires avisé, il est reconnu jusque dans le monde du coaching et c’est grâce à David Laroche que je le découvre lors d’une interview, la meilleure selon moi !
Je le redécouvre plus tard, sur Facebook pendant le premier confinement durant lequel il ouvre un second salon de 300 mètres carré à Los Angeles ! C’est sa folie, son coup de balai à contre-rythme du silence mondial qui me confirme que ce gars est un génie doté d’une énergie incroyable.
Tout va vite…
Nous avons comme point commun celui des instinctifs qui vivent la nuit, qui nous connecte en un instant. De toute façon, avec Claude, il faut aller vite, car dans sa tête… tout va vite.
Il incarne le rêve américain dans toute sa splendeur et ce ne sont pas ses échecs passés qui le freinent, bien au contraire, ils font partie intégrante de son histoire et participent à la success story qu’il me raconte pendant plus d’une heure Très jeune, il monte deux salons, l’un à Megève dans lequel il travaille l’hiver, l’autre à Saint-Tropez dans lequel il travaille l’été. Saisonnier, il allie la fête à ses contacts et développe ainsi son business vitesse grand V. Il n’a pas de plan, il fait cela naturellement et s’aperçoit très vite que c’est son levier essentiel, son ADN. La folie de l’investissement entrepreneurial ne l’épargne pas et, plus tard, alors qu’il ouvre son troisième salon, une erreur d’ego le plonge dans de gros problèmes financiers. Qu’à cela ne tienne, de cette expérience il retire la connaissance que seul l’échec procure.
Un défi à relever
De rencontres surprenantes en incroyables synchronicités de vie, il se voit confier l’audit d’un des plus grands salons de Las Vegas, qui pourtant ne décolle pas. Trois mois plus tard, alors qu’il rend son verdict aux investisseurs, ces derniers lui proposent de prendre la direction de l’établissement. Claude réfléchit car tout est à faire : accueil, distribution de postes, techniques de coiffages, mais il décide de relever le défi. En l’espace de six mois, il revend ses salons en France pour vivre l’extraordinaire aventure qui s’offre à lui et en laquelle il croit.
Carte verte, déménagement… Ça y est, le concept novateur de Claude Baruk voit le jour aux États-Unis : coiffer, faire vibrer à l’instar du monde de la nuit qu’il affectionne tant, cela devient sa marque de fabrique. Loin des salons américains aseptisés ou rien ne se passe, lui propose une expérience client où chacun est entendu. Il crée ainsi un décor, une dynamique, une ambiance inattendue qui mobilise et qui réveille les salons endormis où les coiffeurs viennent d’ordinaire travailler sans trop de formation.
Un succès fulgurant
Comme il le dit : aux États-Unis, c’est un fait, chacun loue sa place et se moque bien du client ou de l’espace de l’autre, ce qui inévitablement rejaillit sur tous. Il gomme tout cela et crée le salon où passer boire un verre en écoutant le DJ est la normalité. Il monte des équipes soudées, un endroit où les clients se connectent à leurs coiffeurs dans une ambiance électrisante, cool et branchée. Le succès est fulgurant, le style coiffeur/clubber de Claude est ainsi défini et c’est rapidement que le deuxième salon, dans le même esprit, est ouvert.
Claude n’oublie pas l’essentiel, il continue de se former pour progresser et constate que le développement personnel est le meilleur investissement qu’un chef d’entreprise puisse faire.
Investir sur soi est la clef de la réussite et ce n’est sûrement pas un hasard si Tony Robbins, qui vient régulièrement se faire coiffer chez lui, le convie lors d’événements durant lesquels il rencontre David Laroche. Attiré par son charisme, ce dernier l’interviewe et le fait découvrir à la France entière qui entend ce qu’est la passion pour notre métier !
Créer l’événement, coiffer « comme on est », ne rien redouter, avancer, se servir de ses échecs pour grandir plus vite, sont les maîtres mots de cet insatiable faiseur d’ambiance.
Biblond, pour les coiffeurs !








