Polluants, les polymères demeurent pourtant des composants classiques de la cosmétique capillaire. David Brooks, directeur technique Leonor Greyl, nous explique pourquoi.
Que sont les polymères ?
Les polymères sont des matériaux constitués de longues chaînes répétitives de molécules. Les matériaux ont des propriétés uniques, en fonction du type de molécules à lier et de la manière dont elles sont liées. Le terme « polymère » est souvent utilisé pour décrire les plastiques, qui sont des polymères synthétiques. Cependant, il en existe aussi des naturels comme le caoutchouc, le bois ou les protéines.
La polymérisation est la méthode pour créer des polymères synthétiques en combinant des molécules plus petites, les monomères. Diverses réactions chimiques, provoquées par la chaleur et la pression par exemple, modifient les liaisons chimiques qui maintiennent les monomères. Le processus provoque la liaison des molécules dans une structure linéaire, ramifiée ou en réseau, donnant lieu à des polymères.
Polymères dénoncés
Sur les emballages, ils sont nommés PEG (Polyéthylène glycol), PPG (Polypropylène glycol), cellulose, polypropylène ou crosspolymer ou carbomer.
Pourquoi demeurent-ils si utilisés ?
Faciles à utiliser, peu coûteux et efficaces, ils sont utilisés pour retenir l’eau et prévenir le dessèchement du cheveu et de la peau. Ils permettent aussi d’épaissir les shampooings ou de créer les gels. Résistants à l’eau, certains polymères protègent les cheveux dans un environnement humide.
Toutefois, l’expert est confiant en la recherche. Selon lui, les polymères seront de moins en moins utilisés en coloration ou en lavage. Mais ils demeureront dans les produits de coiffage car leur pouvoir fixant est inégalable.
Ils peuvent être remplacés par…
La glycérine végétale, les huiles, les cires ou beurres végétaux…
Pourquoi sont-ils pointés du doigt ?
Ils sont critiqués du fait de leur procédé de fabrication, un des plus polluants de la cosmétique ! Même les polymères d’origine naturelle, modifiés en forme de PEG ou PPG, sont néfastes pour l’environnement, puisque à partir d’un produit naturel et par un procédé chimique, on obtient un produit synthétique. Ils ne sont pas biodégradables et sont par conséquent nocifs pour la faune et la flore. Toutefois, les autorités sanitaires considèrent que ces composés ne présentent pas de réel danger pour la santé, même s’ils peuvent servir de support à d’autres substances chimiques, dont certaines cancérogènes (sous forme de résidus à très faibles doses).
Biblond, pour les coiffeurs !









