Pour Dior Homme, Rick Owens et Yamamoto, « punk is not dead » !

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Voilà plusieurs jours que le jaune a envahi nos réseaux sociaux… Et pour cause ! La Fashion Week masculine se tenait à Paris, du 20 au 25 janvier, et déjà on ne parle que de ça…

Ça ? Les coiffures affirmées, hautes en couleur ou en volume, pensées par le maestro des podiums, Guido Palau pour Dior Homme. Au premier rang, les néo-dandys Louis Garrel, Lewis Hamilton ou encore Jamie Dornan sont inspirés. Par le vestiaire poétique – « poetcore » pour les plus pointus –  imaginé par le directeur artistique Jonathan Anderson, mais aussi par l’audace assumée des looks capillaires qui signent un come-back des plus inattendus, celui de l’esthétique punk.

La mode n’est qu’un éternel recommencement, nous direz-vous… Mais étions-nous prêts à revoir sur le devant de la scène ces perruques audacieuses, longues derrières, hérissées sur le dessus, et d’un jaune aussi flashy que l’orange de Johnny Rotten, leader des Sex Pistols ?  La réponse est oui ! Dans un monde en berne, nous avons besoin de couleur et d’optimisme. Autre clin d’œil au mouvement punk ? Des racines décollées au-dessus de la tête, à faire paraître Sid Vicious coiffé !  Invité également et ambassadeur de la maison, Robert Pattinson avait d’ailleurs pris une longueur d’avance, le cheveu hirsute.



Si cette déferlante de mèches rebelles a fait jaser, attardons-nous aussi sur la collection automne-hiver 2026-2027. Sur le podium, installé au cœur du musée Rodin, les mannequins prennent des allures de flâneurs de temps modernes. Errant sans but, ils arrivent pourtant à la boutique Dior de l’avenue Montaigne. Devant eux, une plaque commémorative ornée de la silhouette d’une femme en robe jaune, avec l’inscription Paul Poiret. Nous voyageons alors dans le temps, à une époque où le couturier avait sa boutique dans le quartier Montaigne où s’installa, quelques années plus tard, Monsieur Dior.

Paul Poiret a contribué à faire de cette avenue le cœur battant de la haute couture. À cette découverte, cette jeune aristocratie Dior s’invente de nouvelles associations stylistiques. Cheveux jaunes hérissés qui contrastent avec une palette plutôt sombre, mais aussi épaulettes brodées, opulence éclectique, codes formels, denim et parkas, blazers étriqués et queues-de-pie, vestes Bar et pantalons ajustés, bombers et capes en brocart, références militaires et manteaux enveloppants… Bref, un joyeux micmac , un mix and match d’idées contradictoires qui, ensemble, fonctionnent !  Entre symboles Dior et références à Paul Poiret, entre pragmatisme et théâtralité, le pari est osé… Mais il paie ! Caleçons longs, chemises à lavallières, tweeds de Donegal, velours, jacquards, broderies, franges et pampilles, l’homme moderne est invité à jouer les alliances décomplexées, à mixer l’ancien et le nouveau. À condition de le faire avec spontanéité ! 

@DR

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