La pandémie de Covid-19 aurait pu laisser toute une corporation sur le carreau…
C’était sans compter sur la pugnacité d’une armée de formateurs. Ensemble, ils ont profité du confinement pour se réinventer en créant une éducation nouvelle, à distance.
« Il y aura eu un avant et un après. Le 14 mars 2020 marque un tournant pour la profession », insiste Stéphane Amaru. À la tête de son entreprise de
formation, cet hyperactif a vu le moment où il devrait attendre le mois de septembre pour pouvoir exercer son métier. « Il a fallu trouver une porte
de sortie. Car même avec une reprise d’activité, la formation serait passée au second plan. » C’est toute une armée de formateurs qui s’est alors mobilisée pour appuyer le financement de la formation à distance, regroupés sous CutMeGo, première communauté d’organismes de formation, dont Erik Dumon, via Educattitude, est le médiateur auprès des financements publics et le garant « qualité » concernant la future norme Qualiopi exigée par le gouvernement.
À l’origine de cet élan de solidarité, Éric Léturgie, président de la Fédération des centres de formations et des formateurs de la coiffure (FFACE) a largement contribué à inventer l’éducation de demain. « Dès le lendemain du confinement, j’ai décidé de ne pas baisser les bras. J’ai invité plus de 55 formateurs à nous rejoindre avec Erik Dumon. J’ai créé des ateliers de travail sur Workplace afin de réinventer notre métier. Pendant huit semaines, nous avons travaillé chaque jour pour adapter nos formations en distanciel puis avons utilisé le réseau CutMeGo pour porter nos idées », explique Éric Léturgie. Sous la forme d’un tunnel de formation, leur programme se présente comme un parcours de 24 h, fractionnable en 6 sessions de 4 heures en visio, très interactives, par groupe de 6 à 8 personnes, le tout avec la possibilité d’une prise en charge à 100 % par votre OPCO (sur dossier).
La vocation ? La montée en compétences et le développement du business. Au programme ? Près de 40 thématiques qui balaient tous les besoins des coiffeurs. Exemples ? Pensée positive, gestion des stocks, reprise psychologique après Covid-19, consultation et diagnostic, ou encore différentes techniques de coupe ou coloration.
ERIK DUMON
« Je pense que, même quand on reviendra à la formation physique, ce support digital perdurera et se multipliera. »
ÉRIC LÉTURGIE
Les cours sont dispensés par les pointures du métier. Parmi les 23 formateurs équipés pour des résultats optimaux, citons Christophe Gaillet, Jean-Baptiste Mazella, Éric Léturgie, Marco Geraci, Christine Margossian, Sandrine Ruiz, Jean Marie Contreras, David Katchadourian, Filippo Sepe Real, Gabin Ahmed, Stéphane Ropa, Julien Tur, Lucas Olivier Clauzel…
24 HEURES AVEC LES PLUS GRANDS
Pendant le confinement, 288 coiffeurs ont testé cette nouvelle formule de visiolearning (avec 40 % de nouveaux clients pour Educattitude). Résultat ? Beaucoup de satisfaction ! Les sessions se tiennent désormais les dimanche ou lundi, de 8h30 à 12h30 ou de 14h à 18h. « Le coiffeur sélectionne les différents cours qu’il veut suivre selon les thématiques ou les formateurs qui l’intéressent. C’est inédit. À l’heure où il est difficilement envisageable d’embaucher, c’est le moment de faire monter en compétence les salariés déjà présents dans le salon. Chacun peut suivre des formations différentes pour optimiser les compétences de l’équipe. Ce sont des cours physiques qui sont reproduits de manière digitale, à prix rentable et honnête. Par exemple, pour une formation coupe, l’élève commande et reçoit une tête malléable en amont. Le formateur peut alors vérifier les gestes en direct sur l’écran, explique Stéphane Amaru. J’ai l’impression de retrouver l’adrénaline du début des années 2000, au commencement de la formation physique. Je pense que, même quand on reviendra à la formation physique, ce support digital perdurera et se multipliera. Par exemple, après une formation résidentielle, il pourra y avoir un suivi sous forme de visio-training trois semaines après pour vérifier que la technique est bien acquise. » Même conviction pour Éric Léturgie qui voit dans ce concept une nouvelle voie d’excellence pour le métier. « J’avais la boule au ventre quand j’ai commencé ma première formation à distance. Il fallait répondre aux exigences de qualité de la certification Qualiopi, mais aussi du réseau CutMeGo. Les premières minutes m’ont fait penser à un saut à l’élastique, une découverte totale, une relation nouvelle avec les apprenants. Finalement, j’ai vite compris que c’est l’avenir. Les stagiaires et moi étions soudés et déterminés à vivre une expérience unique. Je pense que le présentiel restera important dans la transmission des compétences, mais le distanciel deviendra incontournable dans l’acquisition de savoir-faire et savoirêtre », prédit Éric Léturgie.
Et comment construit-il ses cours ?
« J’adapte mes formations car en 4h, je dois transmettre l’essence de 8h en présentiel. Ce qui paraît à la base impossible devient extrêmement vivant. Les apprenants ont les yeux rivés à nos lèvres, seuls chez eux, sans distraction, ils boivent nos paroles et nos gestes. C’est finalement bien plus fatigant qu’une formation classique car cela demande beaucoup plus d’énergie. »
« Il y aura eu un avant et un après… Le 14 mars 2020 marque un tournant pour la profession »
STÉPHANE AMARU
Biblond, pour les coiffeurs !














On devrait pouvoir tester avec échantillons car très intéressant le fait qu’il n’y ai ni sulfate ni silicone . Partenariat avec birchbox ou échantillon dans les salons Allure? En tout cas, ça donne envie d’essayer
On devrait pouvoir tester avec échantillons car très intéressant le fait qu’il n’y ai ni sulfate ni silicone . Partenariat avec birchbox ou échantillon dans les salons Allure? En tout cas, ça donne envie d’essayer
Voilà une femme qui sait vraiment de quoi elle parle ! Tellement vrai de constater tous ces salons qui s’équipe d’un fauteuil de barbier juste pour être dans l’air du temps, sans savoir réellement si ils ont la capacité et la cientèle pour dévelloper et rentabiliser ce service, qui au demeurant est un vrai concept. La faiblesse des coiffeurs : la dispertion…
Voilà une femme qui sait vraiment de quoi elle parle ! Tellement vrai de constater tous ces salons qui s’équipe d’un fauteuil de barbier juste pour être dans l’air du temps, sans savoir réellement si ils ont la capacité et la cientèle pour dévelloper et rentabiliser ce service, qui au demeurant est un vrai concept. La faiblesse des coiffeurs : la dispertion…
Bravo pour ce virage vers l’écologie 😉 Belle réussite !
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