La solitude du chef d’entreprise face aux innombrables décisions à prendre n’est pas une légende. Pour Guillaume Beaufort, franchisé chez RBMG, une solution s’impose : externaliser une partie du travail en recrutant un copilote pour l’entreprise qui aidera le chef d’entreprise à se projeter dans l’avenir.

Vous avez du mal à bien gérer votre entreprise ? Recrutez un conseiller financier. Le terme peut faire peur, c’est donc pour cette raison que Guillaume Beaufort préfère parler de copilote.
« Il ne s’agit pas de l’expert-comptable qui a pour principale mission la tenue de la comptabilité de l’entreprise en présentant la situation comptable et financière a posteriori. Son rôle est indispensable mais pas suffisant pour répondre aux préoccupations quotidiennes du chef d’entreprise qui doit se projeter dans l’avenir », analyse Guillaume. D’où l’idée d’externaliser un recrutement en confiant des missions récurrentes, par exemple trois jours par mois pendant six mois, à un copilote spécialiste de la finance et de la gestion d’entreprise. Où dénicher cette perle rare ? « Via Pôle emploi, l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) ou encore dans des structures type RBMG », détaille Guillaume. Le coût de la prestation, lui, dépend de la durée de la mission et de sa complexité.
COMMENT CHOISIR ?
Un tel copilote doit parfaitement comprendre l’ensemble des mécanismes
financiers et comptables d’une entreprise. « C’est indispensable, mais pas suffisant », affirme celui qui pendant des années a été contrôleur de gestion dans différentes sociétés de la région marseillaise. Le copilote doit également être à l’aise avec l’ensemble des outils informatiques. « Il
doit aussi posséder de grandes qualités en matière de savoir-être. Il ne doit pas avoir peur de dire non au chef d’entreprise et être capable de l’alerter quand ce dernier prend trop de risques. Enfin, il doit être pédagogue et savoir vulgariser son expertise. » Pour bien faire son travail, le copilote doit aller sur le terrain pour mieux appréhender le fonctionnement de l’entreprise, de son manager et des collaborateurs. « Surtout, évitez de
recruter quelqu’un qui ne parle que par acronymes et anglicismes ! Le copilote doit devenir la personne de confiance du chef d’entreprise. »
AIDE À LA DÉCISION…
Quel rôle faire jouer à un tel copilote ?
« Sa mission est d’apporter des éléments d’aide à la décision au chef d’entreprise », affirme Guillaume. Avant d’ajouter : « On peut donc tout lui demander. En période de crise sanitaire, l’analyse de la structure de coûts pour identifier les sources de gaspillage s’avère cruciale. Tout comme l’identification de toutes les charges qui peuvent être reportées ou encore
l’identification de toutes les sources de financement possible. »
… ET À LA NÉGOCIATION BANCAIRE
Pour Guillaume, le copilote a aussi sa place aux côtés du chef d’entreprise quand celui-ci va négocier avec son banquier. « Il apporte une autre lecture des échanges avec le banquier et ses conseils sont les bienvenus quand la négociation se tend. Surtout, il est parfaitement rôdé au langage financier et c’est un atout de taille ! »

STRATÉGIE D’ANTICIPATION
Le copilote doit avoir une vision transversale de l’entreprise et une bonne lecture des aspects commerciaux, sociaux et même des approvisionnements. « Il peut également faire office d’interface entre l’expert-comptable et le chef d’entreprise. Surtout, il doit avoir un regard objectif sur la situation de l’entreprise et proposer de travailler sur l’anticipation. Par exemple, en période de confinement, profiter de l’inactivité pour redéfinir la stratégie de l’entreprise post-crise », affirme Guillaume. Après deux confinements et un couvre-feu, cela paraît vital !
Biblond, pour les coiffeurs !








