Déco : la vitrine, tout pour séduire le passant

Biblond 85
Salon Delphine Courteille
Salon Delphine Courteille
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Les frontières entre intérieur et extérieur n’ont jamais été aussi ténues… Les pièces des salons se décloisonnent et s’ouvrent sur leur environnement. Quant à la vitrine, elle reste encore aujourd’hui le moyen le plus efficace pour séduire le passant en cinq secondes. Voici nos 4 conseils pour l’agencer au mieux.

L’aspect visuel est l’un des principaux critères de choix d’un salon. Et même si aujourd’hui, malheureusement, on constate que la vitrine n’est plus au centre des préoccupations du coiffeur (peu exploitée au profit de la déco intérieure), elle reste toutefois l’outil de recrutement et d’image par excellence.





Sur ce principe, le coiffeur doit attirer le regard, penser à séduire chaque passant… ou presque ! En sachant qu’il ne dispose que d’un intervalle de trois à sept secondes pour capter son attention grâce à sa vitrine. Ainsi, bien aménagée, elle joue le rôle essentiel d’attractivité du point de vente, aide à mémoriser le salon et les produits exposés.

Penser à être toujours cohérent

La vitrine informe aussi sur le positionnement. Le b.a.-ba ?
Composer toujours une vitrine en harmonie avec le type de clientèle qui fréquente le salon, et avec la gamme de prix. Par exemple, grossir une étiquette de prix pour indiquer un tarif attractif interpellera le client… Et soulignera, du même coup, que le salon est abordable. La vitrine doit être impeccable et « renouvelée une fois par mois, selon Stéphanie de Lafforest,
architecte des salons Émotion de la division L’Oréal Produits Professionnels. Mais on peut s’accorder plus de deux mois pour la vitrine d’un salon. Enfin, ouvrez votre porte ou, du moins, allégez-la en évitant les publicités et tout ce qui est susceptible de flouter la vue du client.
On doit voir l’intérieur du salon. Affichez vos moyens de paiement, les contacts et les tarifs, qui valoriseront vos services. »

Choisir la neutralité ou la fantaisie

Deux règles majeures : la fantaisie est autorisée seulement si elle est justifiée. Et la vitrine doit toujours être en lien direct avec l’activité du salon et donc avec ses services. « Vous pouvez tout à fait opter pour la sobriété qui reste une valeur sûre, déclare Vincent Grégoire, chasseur de tendances pour l’agence de conseil en Intelligence Business et Créative Nelly Rodi. Trouvez votre juste milieu. Sans oublier ni négliger le choix des couleurs. »
À faire en fonction de celles du salon. Car trop de couleurs juxtaposées ne donnent pas de bons résultats. Une astuce ? Trois couleurs suffisent, en général, bien qu’il soit également possible d’en adopter plusieurs, à conditions qu’elles soient dans la même palette de nuances. « Vous pouvez aussi créer un rappel de couleur en suivant le logo de votre enseigne », rappelle Saadia Chibani, responsable marketing chez Cindarella.

Privilégier la luminosité

Mal éclairée, une photo a une forte chance d’être ratée. Il est en de même pour une vitrine. La lumière contribue à mettre en avant ce que vous souhaitez. Cela traduit aussi l’ambiance que l’on veut apporter au salon. Bertrand Yi Kim, responsable commercial chez Gamma & Bross, fabricant de mobilier, conseille : « Une lumière jaune laisse transparaître une ambiance cosy, tandis qu’une lumière blanche ou bleue crée une atmosphère tendance et moderne.
Pour faire neutre, on peut tout à fait alterner. » Pensez aussi à vous adapter aux saisons : des éléments lumineux constituent un vrai plus, en période hivernale notamment.

Agencer l’espace

« Charger une vitrine est une grave erreur.
En voulant trop en montrer, on finit par créer un message de confusion totale auprès du client, qui, au final, n’en retiendra rien, souligne Stéphanie Lafforest. La surcharge renvoie aussi implicitement à la désorganisation. » On oublie aussi les objets ramenés de chez soi. Jouez sur les formes, optez pour des matières différentes comme le rotin, le bois ou le papier peint
imprimé, très en vogue et qui traduiront une ambiance chaleureuse. Pour une clientèle plus jeune, on privilégie des teintes froides, comme le métal ou le plexi. Un mélange entre matières nobles et brutes peut être aussi cohérent, à condition de bien doser l’ensemble. Quoi qu’il en soit, « ne posez pas les produits sur le sol.
Ils doivent absolument être à hauteur de vue.
Et c’est aussi comme cela que l’on accroche le regard du client potentiel. Les suspensions placées au-dessus du produit permettent aussi de focaliser toute l’attention dessus », conclut Vincent Grégoire.

Combien coûte un étalagiste ?

Si vous ne vous sentez pas capable de concevoir une vitrine, faites appel à une personne compétente, un étalagiste. Et, grâce à ses précieux conseils, vous pourrez gagner jusqu’à plus de 30 % de chiffre d’affaires. Le budget est très variable, car il dépend de plusieurs facteurs, comme la taille de la vitrine, le nombre de meubles qui la composent, l’envergure de votre projet… Pour un mètre de vitrine, il faut débourser aux alentours de 170 euros. Comptez donc, en moyenne, 250 à 300 euros pour une petite vitrine. Certains étalagistes proposent aussi des formules à la journée. Sachez que le
premier entretien est gratuit et permet justement d’évaluer le coût de l’éventuelle future prestation.

Don’t forget !
N’oubliez pas l’ensemble de la devanture pour vous faire remarquer : porte,
balcon juste au-dessus, petit bout de trottoir juste devant…


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