Confidences de coiffeur : Corine Cappelli

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Trente-huit ans d’expérience dont vingt dans son propre salon de coiffure du Sud-Est de la France, cette baroudeuse des temps modernes a tout plaqué pour relever un nouveau défi : représenter la coiffure française aux quatre coins de la planète.

 

« La coiffure française se vend mieux à l’international »

Mon actualité

Depuis trois ans, je vis en alternance entre des contrats en France et des expériences dans cinq pays différents.

Mon challenge actuel

M’adapter aux différentes ethnies et cultures des clientes. Dans chaque pays, les couleurs proposées par les marques de coiffure ne sont pas les mêmes et le cheveu ne réagit pas de la même manière à la coloration.

Un événement marquant dans ma vie de coiffeuse

Quand j’ai vendu mon salon de coiffure en 2011, je représentais la France en finale du concours HCF Trophy. À 51 ans, mon nouveau défi était d’apprendre l’anglais. Ce jour-là, j’ai demandé à ma concurrente anglaise, Ann Veck, de me donner des adresses pour apprendre la langue anglaise. Sa réponse a été : « Mon salon ! » Deux mois plus tard, je débarquais à Oxford. Ce furent mes premiers pas d’expatriation.

Mes motivations professionnelles

La coiffure française est très vendeuse à l’étranger. Le salaire a motivé mes départs. Dans le Sud, où j’habite en hiver, c’est très difficile de trouver un poste et même après trente-huit ans d’expérience dans le milieu de la coiffure; il arrive qu’on me propose un smic ! Je peux comprendre, compte tenu des charges salariales et patronales.

Un conseil pour les coiffeurs

Il faut clarifier et bien négocier son contrat de travail avant de partir car ce n’est pas la même chose qu’en France. Il faut aussi se renseigner sur les blogs d’expatriés du pays où l’on se rend.

Dans ma malette de coiffure

Une paire de ciseaux, sculpteur et coupeur, de Passion, made in Japan. Je l’ai payé très cher, mais sans regret. Je le chéris ! Pour mon matériel électrique, Babyliss Pro. J’aime aussi les produits coiffants de Schwarzkopf et Sebastian, les couleurs Schwarzkopf et les permanentes de L’Oréal.


Une tendance coiffure que je soutiens
Le retour aux brushings travaillés, tout en paraissant naturels


J’aimerais coiffer…
Inès de La Fressange.
Puis lui proposer d’aller boire un thé au bar du George V.
Elle me semble abordable et elle a cette élégance innée.
La french touch par excellence !

 


Ma technique fétiche
La technique du piquetage

 


Une coupe de coiffure culte
Le carré de Louise Brooks