Biblond n°21 : Qui suis-je ?

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Mes racines…

Je suis née le 26 octobre 1968 à Chaumont. J’ai grandi dans le Beaujolais avec un père maçon, devenu tailleur de pierres pour les Bâtiments de France, et une mère qui s’est occupée de ses deux filles. La passion du travail manuel me vient de mon père qui m’emmenait souvent avec lui sur les chantiers quand j’étais petite.

 

Mes hésitations…

En troisième, je ne savais pas trop quel serait mon métier. J’ai passé des concours en orfèvrerie et en restauration de livres anciens, mais j’y ai renoncé. Un ami du collège devenu coiffeur est venu travailler en salon à Villefranche-sur-Saône, la ville où j’étais au lycée.

Je restais longtemps dans son salon à regarder l’équipe travailler. Au-delà du savoir-faire, j’aimais les odeurs et la relation avec les clients. J’ai annoncé à mes parents que je voulais me lancer dans la coiffure. Ils m’ont toujours soutenue.

 

Ma formation…

À près de 21 ans, je suis venue à Paris passer un CAP en accéléré chez Gérard Garbis, rue René-Boulanger. C’était une maison familiale où j’ai suivi une formation assez complète avec des cours de dessin, de sculpture et des shootings photos. J’ai passé
mon brevet en candidate libre.

 

Mes premiers pas…

J’ai un peu papillonné en passant par plusieurs salons, César, Rock Hair. Je n’avais pas envie de me poser quelque part.

Mon premier vrai job a été chez Biguine. Je ne savais pas couper, j’étais lente. On me demandait de faire du chiffre, avec 30 clientes par jour. Cette expérience m’a appris à être rapide. La deuxième année, je réalisais le meilleur chiffre de toute la France ! À la fin, j’avais le poste de manager.

Puis j’ai recommencé à zéro chez Maniatis où j’ai appris le contraire : prendre son temps, créer des volumes. Pour la première fois, je me disais vraiment que je ne m’étais pas trompée de métier. Chacun trouve sa place quelque part.

 

L’éclipse anglaise…

Au bout de trois ans, chez Maniatis, j’ai eu envie de partir à l’école de Toni&Guy à Londres. Il fallait présenter douze modèles, en imposé et en expression libre. Je suis restée près de deux ans dans la capitale anglaise, avec l’Award de la meilleure coiffeuse d’avant-garde la deuxième année.

Je me suis occupée du lancement de Toni&Guy en France. Je travaillais en salon, donnais des cours du soir à l’équipe, à l’académie et je m’occupais de l’artistique. J’ai fini show director, avant de démissionner en 2003. Partir me démangeait encore.

 

L’épanouissement…

Un coiffeur studio m’a appelée pour un poste d’assistante sur un shooting photo pour Vogue Italie. J’étais comme une petite fille émerveillée. J’ai continué dans cette voie. Puis j’ai ouvert mon atelier…

 

Dans mon sac…

Mon appareil photo, mon agenda, un carnet de croquis, un autre carnet de notes, crayons de couleurs et feutres, cigarettes, téléphone, un iPod et toujours un livre, en ce moment Pierre de Lune de Wilkie Collins.

 

Ma playlist…

J’aime beaucoup les musiques de film. Un air qui me plaît est souvent le point de départ pour une collection…

 

Marie Ballé