Le portrait : Dany Barbeyrol, formatrice experte image et identité

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Bonne nouvelle pour ses admirateurs : la grande dame de la coiffure et de l’image reprend du service. À la rentrée, elle met sa riche expérience au service des autres. Rencontre avec une coach en or…



Au quotidien, Dany nous livre ses moodboards sur les réseaux sociaux. « Tous les jours, j’apprends et me nourris de tout », confie-t-elle. Enfant de la balle, elle est née, a grandi et n’a cessé d’évoluer dans la coiffure. « Toute ma famille était dans le métier. Ma mère m’a transmis la rigueur et les valeurs humaines puis m’a permis de partir faire mes armes dans d’autres salons. Dès l’âge de 16 ans, j’étais à Paris. » Son parcours est jalonné d’expériences auprès des plus grandes maisons, d’Eugène Perma à Lucie Saint-Clair en passant par Dessange. Travailleuse acharnée, elle jongle entre différentes activités, salon, conseils, formations et concours… Sans relâche, elle se perfectionne pour atteindre les sommets. En poste à Bordeaux, elle profite de ses vacances pour aller se former à Paris (Jean-Louis Déforges, Formula), en Angleterre (Toni & Guy ou Vidal Sassoon) ou en Espagne (Llongueras). Elle participe à tous les festivals Métamorphose, rencontre les plus grands puis déniche les jeunes talents en tant que juré. Elle connaît toutes les facettes d’un métier qu’elle aime tant.

À 40 ans, elle ouvre enfin sa première affaire à Saussetles-Pins. Un succès magistral ! Pourtant, au bout de dix ans, elle quitte tout pour se consacrer à son activité de conseil en image. Touche-à-tout, elle pense aussi aux plus démunis, prenant soin des femmes malades ou battues, enseignant aux enfants défavorisés. À Marseille, son cabinet de conseil en image connaît un franc succès auprès d’une clientèle très chic. La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, elle se réinvente encore et toujours. Par exemple, en retournant à Paris à l’âge de 55 ans, CV sous le bras, toquer à toutes les portes avant de taper dans l’oeil de Christophe Chillet qui lui confie un poste dans son salon. Rattrapée par la maladie, un oedème de Quincke, boostée par ses filles, elle créé Maison Barbeyrol et prend de nouveau son envol en proposant une autre vision de l’éducation. Toujours dans l’air du temps, elle passe aussi face à la caméra, sous le regard de son petit-fils. Aujourd’hui, elle reprend du service en tant que coach avec, entre autres, sa formation Votre regard le vaut bien, édition 2021.

Sa vision du métier

« La pandémie nous a offert la plus belles des reconnaissances. On n’a jamais autant parlé de la coiffure dans les médias. Le métier doit se défendre, se revaloriser. Mais attention : il ne suffit pas de savoir couper. Être un bon coiffeur demande beaucoup d’investissement personnel. Comme un sportif, il faut du temps pour avoir tous les outils et l’art et la manière de parler à sa cliente, mais aussi définir sa propre signature. Aujourd’hui, je veux donner les clés aux coiffeurs pour qu’ils reprennent confiance en eux. »

Ses conseils aux jeunes

« Soyez exigeants avec vous-même. Adaptez-vous à toutes les situations. Allez à la difficulté pour grandir et vous épanouir dans le métier que vous avez choisi. Sans volonté, sans détermination, sans ténacité, on ne réalise rien. Forgez-vous une identité artistique. Pour cela, observez la rue. Et enfin, formez-vous sans cesse et ne baissez jamais les bras même dans les moments les plus durs. »



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